Découvrir Pittsburgh

Pittsburgh est une ville dans l’état de Pennsylvanie, située sur la côte est des États-Unis. La ville est située a l’intérieur sur les rives de la rivière Ohio. Ses ressources naturelles exceptionnelles ont permis, depuis sa création, de développer ses industries métallurgiques. C’est un point de repère dans la région, où la première centrale nucléaire du monde a été construite en 1957.

Aujourd’hui, l’industrie des métaux lourds a cédé la place à l’industrie informatique, à de grands groupes médicaux et scientifiques. L’adaptabilité américaine, par opposition à l’adaptabilité française, vous laisse pensif : en fait, plutôt que de compter sur une crise pour pleurer les temps anciens comme on fait parfois en France, les Américains n’hésitent pas à reconnaître les vestiges des choses avant d’assumer leurs responsabilités, même si cela signifie changer pour un secteur d’activité plus prometteur.

Vous appréciez le dynamisme américain, c’est vrai, mais honnêtement, vous n’êtes pas venu ici pour visiter des entreprises, peu importe leur degré d’innovation. Non, vous préférez essayer le Point Park (dont on vous a tant parlé) pour vous dégourdir les jambes un peu après vos heures de vol.

The Point, comme on l’appelle communément, est un parc de 15 000 mètres carrés au cœur du centre-ville de Pittsburgh, où les rivières Allegheny et Monogahela se jettent dans la rivière Ohio.

Le parc a été conçu et aménagé sur un ancien territoire industriel des années 1950. Il a ouvert ses portes au public en 1974. Dans ce grand parc, vous pouvez visiter le musée Fort Pitt, un hommage à la guerre franco-indienne de 1754.

La fontaine du Point est très célèbre. Beaucoup de touristes viennent seulement pour cela. Ses jets, en action, atteignent néanmoins 46 mètres de hauteur. La ville de Pittsburgh s’en occupe. Elle a été rénové en 2009 et le festival des arts visuels de Three Rivers se déroule chaque année en juin dans ce parc.

Ensuite, allez au centre historique du sénateur John Heinz. Vous découvrirez un ancien tramway du milieu du XXème siècle et des véhicules qui dates d’entre les deux guerres. Tout ce qui a été construit, découvert, élaboré au cours des siècles par les colons qui s’y sont installés est exposé ici.

L’endroit est immense, il couvre six étages! Et comme dans tout grand musée, vous trouverez des expositions permanentes et temporaires. Vous verrez que la ville a hébergé d’illustres inventeurs et scientifiques (vaccin anti-poliomyélite) mais aussi, de manière totalement différente, la création du Big Mac.

Comme un système de poupées matriochkas, le musée abrite un autre musée dans ses murs. C’est le Western Pennsylvania Sports Museum. Pour les amateurs de sport de toutes sortes, le lieu est un petit paradis, avec des objets et des accessoires qui appartenaient aux plus grands sportifs, et tout cela, sur deux étages!

Si vous vous promenez autour de Pittsburgh, c’est que vous avez demandé votre visa un peu à l’avance. N’oubliez pas de remplir votre formulaire ESTA sur internet quelques jours avant le départ. Mais notez que vous passerez les contrôles douaniers en arrivant à l’aéroport américain. Si vous ne cachez pas un camembert raffiné sous votre manteau, les portes de Pittsburgh vous seront ouvertes! Prenez plaisir!

Selon l’AFP : Les Etats-Unis pourraient remplacer l’ESTA

 

Voici un article publié récemment par l’AFP, qui annonce de possibles évolutions du programme ESTA Visa USA. Voir la source ici.

Voici l’article dans son intégralité :

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Un jihadiste européen qui entre comme un touriste aux Etats-Unis et commet un attentat : c’est la hantise de certains élus américains, qui souhaitent réformer l’exemption de visa accordée à plus d’une trentaine de pays, dont la France.

La possibilité de laisser les ressortissants de 38 pays entrer sans visa aux Etats-Unis est le “talon d’Achille de l’Amérique”, a estimé par exemple l’influente sénatrice démocrate Diane Feinstein, quelques jours après l’attaque contre Charlie Hebdo. L’ancienne présidente de la commission du Renseignement du Sénat prépare une proposition de loi pour renforcer les mesures de sécurité liées aux exemptions de visa, qu’elle espère présenter bientôt, selon son entourage.

D’autres parlementaires ont l’exemption de visa dans le collimateur, comme la représentante républicaine Candice Miller, qui propose notamment d’autoriser le Département de la Sécurité intérieure (DHS) à suspendre si nécessaire l’entréesans visa pour un pays donné. Les statistiques sur les jihadistes occidentaux ? 3000 à 5 000 Européens seraient partis combattre en Irak ou en Syrie, selon les estimations ?, tout comme le profil des assaillants de Charlie Hebdo (des extrémistes de nationalité française) réveillent des souvenirs glaçants pour les Américains.

Celui de Zacharias Moussaoui, surnommé parfois le 20e pirate du 11-Septembre: un Français entré aux Etats-Unis en 2001 sur simple présentation de son passeport. Ou de Richard Reid, le Britannique qui en décembre 2001 avait tenté de faire sauter un avion à destination des Etats-Unis avec des chaussures piégées.

Pourtant, les Etats-Unis ont complètement réformé leurs procédures d’entrée sans visa depuis cette époque, introduisant notamment en 2008 l’Esta, autorisation électronique de voyage que chaque candidat souhaitant se rendre aux Etats-Unis doit remplir en ligne avant son départ. Une amélioration considérable, qui donne aux services de sécurité américains la possibilité de voir à l’avance qui veut pénétrer sur le territoire, “et non plus deux heures avant”, souligne Christian Beckner, spécialiste des questions de sécurité intérieure à la George Washington University.

Des accords non mis en œuvre

Jeudi, le ministre de la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a souligné que ce serait “une erreur” de remettre en cause l’exemption de visa. Mais il a concédé qu’il y avait des “moyens d’améliorer la sécurité du programme”. “Nous exhortons nos alliés en Europe et ailleurs à maintenir et partager les informations de voyage concernant les individus” suspects, a ajouté le ministre.

Certains responsables américains ne sont en effet pas satisfaits du fonctionnement des accords d’échange de renseignement et d’informations sur les personnes suspectes, qui sont en principe signés avec chaque pays bénéficiaire de l’exemption de visa. Les Etats-Unis “n’obtiennent pas de manière fluide les informations cruciales dont ils ont besoin”, dénonçait ainsi Candice Miller en janvier. Il faut arriver à “mettre en oeuvre complètement les accords de partage de renseignement” et “étendre le champ de ces accords”, fait valoir de son côté Nathan A. Sales, professeur de droit à l’université de Syracuse.

Selon un rapport officiel du GAO (équivalent américain de la Cour des comptes), en 2012, seule la moitié des pays bénéficiaires de dispenses de visa”respectait complètement” les accords de partage de renseignement. Et “beaucoup des accords signés n’étaient pas mis en place” en réalité, ajoutait le rapport. Pour tenter de renforcer ses capacités de filtrage, le DHS a rallongé la liste des questions posées par l’Esta. Depuis novembre, le formulaire demande par exemple le nom du père et de la mère du demandeur, ses éventuels pseudonymes et ses contacts aux Etats-Unis.

De nombreux experts estiment que l’exemption de visa est de toute façon nécessaire du point de vue financier, du fait du nombre de visiteurs concerné, et du poids économique des pays partenaires. En 2012, 19,1 millions de personnes sont entrées aux Etats-Unis en bénéficiant du régime sans visa, soit à peu près 40% des entrées totales pour séjour temporaire.

Les 38 pays concernés sont la plupart des pays européens dont la France, et des grands alliés des Etats-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou le Chili. Selon les Douanes américaines, 4 300 autorisations de voyage Esta ont été refusées depuis 2008 parce que le candidat figurait sur une liste noire de personnes suspectes. Sur la même période, 22 500 autorisations ont été refusées, parce que le candidat utilisait un passeport déclaré comme volé.

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Pour de plus amples renseignements sur le programme ESTA.