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Les conséquences de la COVID-19 sur les voyages aux États-Unis

Aucun pays sur la planète n’a été épargné par la pandémie de COVID-19. Si certains ont subi des dégâts plus que d’autres, il est certain que le secteur du tourisme et l’industrie du voyage ont connu des périodes difficiles pour n’importe quel pays. Les États-Unis ne font pas exception à ce triste constat. Quels sont les impacts de la crise sanitaire sur les voyages en provenance du pays de l’oncle Sam ? Où en est l’ESTA par rapport à la situation ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir à travers cet article.

L’ESTA, c’est quoi exactement ?

L’ESTA, acronyme de « Electronic System for Travel Authorization » est une autorisation électronique offrant la possibilité de voyager vers les États-Unis sans avoir besoin d’un visa. Seuls des ressortissants de pays bénéficiaires du Programme d’Exemption de Visa mis en place par les autorités américaines peuvent réaliser une demande d’ESTA.

Ce système est appliqué par d’autres pays à travers le monde, notamment le voisin canadien qui dispose de l’AVE (Autorisation de Voyage Électronique) et l’Australie à travers le visa eVisitor. Ces pays facilitent l’entrée sur leurs territoires respectifs en n’obligeant plus les touristes et les personnes effectuant des voyages d’affaires à faire une demande de visa. Ce processus permet également de mieux filtrer les entrées aux frontières.

L’ESTA a été conçu par le département de la sécurité intérieure des États-Unis afin de renforcer la sécurité à l’entrée du territoire américain suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001. L’ESTA n’est valable que pour des voyages d’affaires et touristiques, et dont le séjour dure moins de 90 jours, soit 3 mois.

Les démarches relatives à la demande d’ESTA se font intégralement en ligne. Le traitement de chaque demande est relativement rapide. Il est vivement conseillé d’effectuer la demande uniquement auprès des sites officiels comme France ESTA ou celui du gouvernement américain. Il existe des frais à payer pour chaque demande.

L’impact de la COVID-19 sur la délivrance d’ESTA

Les États-Unis figurent parmi les pays les plus touchés par la COVID-19. En effet, le pays compte plus de 34 millions de cas depuis le début de la pandémie pour plus de 600 000 décès. D’ailleurs, le pays enregistre le plus grand nombre de cas au monde.

Malgré cette situation sanitaire préoccupante, les autorités américaines continuent de délivrer de nouvelles autorisations ESTA. En effet, tous ceux qui souhaitent obtenir une ESTA peuvent effectuer une demande sans qu’aucun changement ne soit prévu dans le traitement des dossiers.

Néanmoins, détenir l’ESTA n’offre nullement le droit systématique de pénétrer sur le territoire américain. Bien que ce document soit toujours délivré, les autorités américaines ont émis des restrictions par rapport aux entrées aux États-Unis en ces temps de crise, limitant grandement les possibilités de fouler le sol américain.

Pourquoi, donc délivrer une ESTA, si l’on n’est pas sûr de pouvoir voyager vers les États-Unis ? Il s’agit principalement d’une question d’organisation. En effet, si les autorités stoppent la délivrance de l’ESTA, les demandes risquent de s’entasser à la réouverture des frontières, ce qui ferait saturer le système. L’ESTA est valable durant 2 ans, de quoi laisser largement la situation sanitaire se décanter.

Quelles mesures pour les entrées sur le territoire américain ?

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il est devenu difficile d’entrer aux États-Unis, surtout pour des raisons de tourisme ou de voyage d’affaires. Les autorités américaines ont quasiment interdit l’entrée des passagers provenant de certains pays, ou qui ont transité dans ces pays.

Les pays qui font l’objet d’interdiction formelle sont ceux qui présentent des cas élevés d’infection  à la COVID-19. En tout, ce sont plus d’une trentaine de pays, dont la France, la Belgique, l’Allemagne ou l’Italie en Europe, le Brésil, la Chine ou l’Afrique du Sud en dehors de l’Europe.

Selon les autorités américaines, toute personne ayant transité ou provenant de ces pays dans un délai de 14 jours précédant son départ pour les États-Unis se verra interdite d’entrée sur le territoire américain.

Qui ne sont pas concernés par la restriction ?

Le « Travel Ban » que les États-Unis ont instauré depuis le début de la pandémie concerne, globalement tous les ressortissants étrangers et les non-résidents. Ainsi, ceux qui jouissent du statut de citoyen américain et les résidents permanents bénéficient d’une exception à cette interdiction d’entrée temporaire.

Les enfants et les conjoints/conjointes des personnes jouissant du statut de citoyen américain ou résident permanent ont également le droit d’être rapatriés aux États-Unis. Il en est de même pour les parents et tuteurs légaux, ainsi que les frères et sœurs non mariés des résidents et citoyens américains âgés de moins de 21 ans.

Ces personnes peuvent effectuer une demande d’exception qu’elles retirent auprès de l’ambassade des États-Unis du pays où elles se trouvent. Elles doivent y mentionner les raisons pour lesquelles elles devraient bénéficier de l’exception.

Il existe également quelques exceptions, dont les conditions sont strictes, qui peuvent s’appliquer aux personnes réalisant un voyage d’affaires, aux étudiants et aux diplomates ainsi qu’aux journalistes. Par contre, tout séjour d’ordre touristique est, pour l’heure, encore interdit.

Quelles mesures pour ces personnes autorisées à entrer aux États-Unis ?

Les personnes qui font l’objet d’une autorisation particulière pour entrer sur le sol américain doivent remplir quelques conditions. Tout d’abord, elles doivent présenter un test PCR négatif qui a été réalisé 72 heures avant le décollage du vol vers les États-Unis. Cette mesure a été effective depuis le mois de janvier 2021 et elle s’applique à toutes les personnes âgées de plus de 2 ans bénéficiant de l’autorisation exceptionnelle.

Les personnes qui ont été infectées par la COVID-19 dans les 90 jours précédant leur départ ne sont pas obligées de se soumettre à un test PCR. Par contre, elles doivent se munir d’un document attestant qu’elles ont réellement été atteintes de la COVID-19. L’attestation doit être délivrée par une autorité sanitaire, de même qu’un autre document confirmant qu’elles sont autorisées à voyager de nouveau.

Enfin, une fois que ces personnes sont bien arrivées sur le territoire américain, les autorités préconisent une période de quarantaine de 7 jours chez elles. Elles sont également invitées à réaliser un test PCR dans un délai de 3 à 5 jours suivant leur arrivée. Si ces deux dernières démarches sont recommandées, elles sont obligatoires dans des États comme celui de New York.

Une situation en passe de s’améliorer

Néanmoins, la campagne de vaccination avance à grands pas sur le territoire américain et dans le monde. Ainsi, l’espoir est permis quant au fait que les mesures restrictives seront assouplies dans les mois à venir.

D’ailleurs, certains États tels que la Californie et New York ont déjà levé la plupart des restrictions. Par exemple, les personnes vaccinées ne sont plus tenues de porter un masque dans les lieux publics. De même, les établissements de restauration, les bars et autres peuvent accueillir des clients sans limiter leur nombre.

Avec l’amélioration de la situation, il est fort probable que les États-Unis ouvrent de nouveau ses frontières au reste du monde. Dans cette optique, il est prévu que les voyageurs en provenance des États-Unis pourront bientôt de nouveau voyager vers les pays de l’Union Européenne, ce qui est de bon augure pour ceux qui voyagent dans le sens inverse.