Quelles sont les 13 colonies américaines

Pourquoi y a-t-il 50 étoiles sur le drapeau américain ?

Quelles sont les 13 colonies américaines

 

L’histoire des États-Unis est vieille de plusieurs siècles. C’est à la faveur du mercantilisme naissant du XVIe siècle que certains pays d’Europe se sont lancés dans la conquête des nouveaux espaces de vie. Cette aventure leur a permis de faire la découverte de nouvelles terres, et donc, de l’Amérique.

Berceau des civilisations amérindiennes (Aztèque, Incas, Toltèque, Maya, etc.), l’Amérique a connu la visite de plusieurs colons après Christophe Colomb. On entend par colonie, un territoire ou région contrôlé ou dominé par un autre plus puissant.

Elle est généralement considérée comme une « terre promise » favorisant l’expansion des colons. Les États-Unis ont longtemps été une colonie espagnole, puis britannique. Il s’agit au total de treize colonies qui forment aujourd’hui le pays de l’oncle SAM.
 

Les 13 colonies britanniques : présentation et histoire

C’est entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle que les Anglais établissent environ 13 colonies de peuplement en Amérique du Nord. Un véritable empire colonial dont les colonies accèdent toutes à l’indépendance en 1783 et formèrent les États-Unis d’Amérique.
 

Origine des 13 colonies anglaises d’Amérique

Le passage des Anglais en Amérique a laissé des traces indélébiles. De ce fait, les 13 colonies furent des territoires sous domination de la grande Bretagne. C’étaient des colonies britanniques situées sur la côte atlantique de l’Amérique et établies au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle.

En effet, pour étendre l’Empire britannique contre les premiers colons espagnols, la Reine d’Angleterre a établi des colonies en Amérique du Nord. C’est à partir du XVIIe siècle (environ un demi-siècle après l’Espagne et la France) que l’Angleterre se lance dans la conquête des territoires coloniaux en Amérique.

Il faut noter que chaque colonie a été fondée dans des circonstances différentes. La plupart ont été créées après s’être échappées de la persécution religieuse en Europe. D’autres par contre recherchaient manifestement de nouvelles opportunités et de meilleures conditions de vie.
 

Présentation des colonies américaines

Les territoires ou colonies anglaises qui constituent ce que l’histoire a surnommé 13 colonies britanniques américaines sont :

La Virginie (1607) : fondée par John Smith à Jamestown, c’est la première et la plus ancienne des 13 colonies britanniques. En 1584, la Reine d’Angleterre commandite une expédition en Amérique qui fait découvrir la région nommée Virginie.

En décembre 1606, une centaine de colons quittent Londres pour la Virginie avec pour seule mission, conquérir cette dernière. C’est ainsi qu’en 1607, ces colons fondent la ville de Jamestown en honneur du Roi Jacques 1er. La Virginie devient avec l’aide des Amérindiens, une colonie britannique. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 25 juin 1788.

La colonie de New York (1626) : colonisée par Peter Minnuit, l’ancienne Nouvelle-Hollande (la New Netherlands) a été achetée par ce dernier aux Indiens contre une bouchée de pain (environ 24 dollars). Manquant de ressources nécessaires, les Hollandais ont donc été chassés par les Anglais qui rebaptisèrent leur nouvelle colonie sous le nom de « New York ». Cette colonie est devenue un État de l’Union le 26 juillet 1788.

La colonie de Massachusetts (1630) : persécuté par l’Église anglaise, un petit groupe de puritains anglais, en quête de liberté religieuse, ambitionne de découvrir de nouvelles terres pour une meilleure vie. Au sein du « Mayflower », nom donné au bateau qu’ils avaient emprunté, ce dernier est dévié de sa trajectoire initiale et accoste le Cape Cod. C’est ainsi que ces puritains anglais sont arrivés à fonder la colonie du Massachusetts dont le nom indien renvoie au « Site des grandes collines ». Cette colonie est devenue un État de l’Union le 06 février 1788.

La colonie du Maryland (1633) : fuyant les persécutions religieuses, environ deux cents colons quittent l’Angleterre à la recherche d’un Nouveau Monde en raison de leur foi. Arrivés dans la baie de Chesapeake, à l’embouchure du Potomac, ces derniers fondent une colonie (le Maryland, sous influence de Cecil Calvert Baltimore), où ils instaurent une grande tolérance religieuse. Notons que ces colons étaient essentiellement constitués des catholiques et des protestants. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 28 avril 1788.

La colonie du Rhode Island (1636) : fondé par le théologien Roger Williams à Providence, ce dernier s’est rendu à Londres pour se procurer la patente britannique afin de faire reconnaître l’existence de la nouvelle colonie appelée Rhode Island. Ce n’est qu’en mai 1776 que la colonie proclame son indépendance. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 29 mai 1790.

La colonie du Connecticut (1636) : elle a été fondée par Thomas Hooker à Hartford. Attiré par la fertilité de cette colonie, le Pasteur Hooker en compagnie de tous ses fidèles paroissiens s’installe dans la vallée du Connecticut. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 9 janvier 1788.

La colonie du New Hampshire (1638) : discuté parmi les autres colonies, le New Hampshire ne devient une colonie britannique qu’en 1638. Fondé par John Wheelwright, le nom donné à cette colonie vient du Comté de Hampshire en Angleterre. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 21 juin 1788.

La colonie Delaware (1638) : Cette colonie est devenue un État de l’Union le 7 décembre 1787.

La colonie de la Caroline du Nord (1653) : elle a été fondée par les colons virginiens. En effet, ce sont les pionniers anglais, en provenance de la Virginie qui ont colonisé la Caroline du Nord. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 21 novembre 1789.

La colonie de la Caroline du Sud (1663) : la Caroline du Sud a été fondée par des colons anglais. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 23 mai 1788.

La colonie du New Jersey (1664) : fondée par les Anglais, cette colonie est devenue quant à elle un État de l’Union le 18 décembre 1787.

La colonie de la Pennsylvanie (1682) : fondée également par les colons anglais, la colonie de la Pennsylvanie est devenue un État de l’Union le 12 décembre 1787.

Et enfin la colonie de la Géorgie (1732) : elle a été fondée par James Oglethorpe. Cette colonie est devenue un État de l’Union le 2 janvier 1788.
 

Comment des colonies britanniques américaines ont-elles été créées ?

En ce qui concerne la composition ethnique des 13 colonies anglaises, la Nouvelle-Angleterre était quasi Anglaise. Dans les colonies du Sud, les Anglais étaient les plus nombreux des colons européens tandis que dans les colonies moyennes, la population était plutôt métissée. Toutefois, avec une majorité de colons anglais. Il faut noter que chaque colonie a une histoire propre sur la façon dont elle a été fondée.

La plupart des colonies ont été fondées par des chefs religieux ou des groupes en quête de liberté religieuse (la Pennsylvanie, le Massachusetts, le Maryland, le Rhode Island et le Connecticut). D’autres par contre, ont été fondées dans l’espoir exclusif de créer de nouvelles richesses, de nouvelles opportunités commerciales ainsi que de nouveaux bénéfices pour les investisseurs potentiels.
 

Les raisons de l’établissement des colonies britanniques

L’une des raisons pour laquelle la Reine d’Angleterre désirait établir les colonies dans les Amériques est son souhait de développer l’Empire britannique et celui de contrer les Espagnols. Les Anglais espéraient trouver de nouvelles richesses, créer de nouveaux emplois et établir des ports de commerce tout le long de la côte américaine.
 

La révolution américaine et l’indépendance des États-Unis

De nombreux événements conduisirent à la révolution américaine. La rivalité coloniale entre la France et l’Angleterre (guerre de Sept Ans 17) a été l’un des facteurs déterminants. Dans le souci de dépouiller la France de ses colonies (Canada et Acadie), l’Angleterre a dû contracter des dettes colossales. Pour les rembourser, elle fit payer ce lourd tribut à ses colonies américaines.

De plus, l’Acte de Québec de 1774 portant sur les territoires de la nouvelle France vient une fois de plus mettre la discorde entre les colons britanniques qui n’approuvaient pas le contenu de l’acte. L’indignation et la colère grandissaient dans le territoire colonial, notamment dans la colonie de la Nouvelle-Angleterre.

Deux camps se forment, d’un côté, les loyalistes (rattachés aux colons) et de l’autre, les patriotes (ceux qui prônent l’autonomie). L’insurrection débutera en juin 1775 et la guerre d’indépendance dura jusqu’en 1783. Le traité de Paris et le traité de Versailles de 1783 reconnaissent l’indépendance des 13 colonies sous la dénomination d’États-Unis d’Amérique, et plus tard, la constitution des États-Unis en 1787.