Formulaire ESTA: Dois-je partager mes identifiants de réseaux sociaux?

En Octobre 2016, le formulaire de demande ESTA a été mis à jour avec de nouvelles questions pour bénéficier du Programme d’Exemption de Visa (Visa Waiver Program – VWP), et ainsi voyager aux États-Unis sans avoir besoin de visa.

Parmi les changements récents, la plus abondamment commentée est sans nul doute l’ajout (depuis Octobre 2016) de questions concernant les identifiants personnels des demandeurs d’ESTA sur les réseaux sociaux.

La réponse reste facultative à ce stade et n’est donc pas impérativement requise pour faire une demande d’ESTA, cependant on peut légitimement se poser plusieurs questions:

  • Pourquoi me demande-t-on mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Dans quelle mesure ma réponse peut-elle impacter la décision des autorités américaines?
  • Que se passe-t-il si je décide de ne pas répondre à la question?
  • Pourquoi poser la question si elle est facultative?
  • Quelles sont les données qui seront examinées si je donne mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Qu’advient-il des données récoltées et comment seront-elles utilisées?
  • Dois-je prendre certaines précautions avant de partager mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Peut-on me poser d’autres questions sur mes réseaux sociaux à mon arrivée aux États-Unis?
  • Peut-on fouiller mon téléphone ou mon ordinateur à mon arrivée aux États-Unis?
  • Y-a-t-il eu des cas de refus d’ESTA sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux?
  • Que réserve l’avenir sur cette question de l’ESTA et des réseaux sociaux?

Grâce aux réponses à ces questions auxquelles nous allons vous aider à répondre, vous pourrez prendre plus sereinement la décision de répondre – ou de ne pas répondre – à la question des identifiants de réseaux sociaux sur le formulaire lors de votre demande d’ESTA.

Pourquoi vous demande-t-on vos identifiants de réseaux sociaux?

Fin 2015, plusieurs événements ont concouru au renforcement des règles de sécurité pour l’admission de ressortissants étrangers sur le sol américain.

Les attentats de novembre 2015 à Paris ont mis en lumière certaines défaillances en termes de suivi des individus qui y ont participé activement, notamment car ils étaient relativement actifs sur les réseaux sociaux et qu’une détection précoce de leurs activités auraient pu alerter les autorités.

Quelques semaines plus tard, des lacunes similaires de détection aux niveaux des agences fédérales ont été constatées aux USA suite à l’attaque de San Bernardino en Californie.

Ces attaques ont eu lieu quelques semaines avant que le Congrès Américain n’adopte début décembre la loi Visa Waiver Program Improvement and Terrorist Travel Prevention Act of 2015.

Suite aux élections de janvier 2016, l’administration Trump a décidé de renforcer un peu plus les règles d’admissibilité, notamment en mettant en place une détection accrue de l’activité sur internet des demandeurs de visa et d’autorisation ESTA.

C’est dans ce cadre que le formulaire ESTA a fait l’objet d’une mise à jour fin 2016 avec l’ajout de questions sur les pays précédemment visités, et donc la demande des identifiants de réseaux sociaux des requérants.

Votre réponse peut-elle impacter la décision des autorités américaines?

La question des identifiants sociaux est posée pour vérifier que le requérant n’a pas d’activité inquiétante ou de liens avec des organisations ou individus considérés comme potentiellement dangereux ou en lien avec le terrorisme.

Dans sa défense de la mise en place des nouvelles questions sur les formulaires ESTA, le service des douanes et de protection des frontières (Customs and Border Protection – CBP) et le département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security – DHS) ont avancé les arguments suivants:

“Des recherches approfondies par le DHS et nos partenaires inter-agences ont déterminé que ces éléments de données additionnelles renforcement la capacité à arrêter les voyageurs avant qu’ils n’essaient de voyager aux États-Unis.

Cela pourrait aider à détecter des menace potentielles car l’expérience a montré que des criminels et des terroristes, intentionnellement ou non, ont fourni par le passé des informations sur les réseaux sociaux non disponibles auparavant qui révélaient leurs vraies intentions.”

A ces arguments, l’association de défense des libertés et de la vie privée sur internet EFF (Electronic Frontier Foundation) a opposé “qu’il est très peu vraisemblable que des terroristes potentiels cherchant à entrer aux États-Unis fournissent volontairement leurs identifiants de réseaux sociaux liés à des messages incriminants qui seraient disponibles publiquement”.

Dans tout les cas, si vous n’avez aucune raison de penser que vos comptes de réseaux sociaux n’ait un quelconque lien avec ce type d’organisation ou de personnes, il n’y a pas lieu de vous inquiéter a priori. Même dans le cas ou “l’ami d’un ami” sur Facebook s’avèrerait avoir des comportements illégaux ou suspects à votre insu, il serait facile de prouver votre bonne foi.

Que se passe-t-il si vous décidez de ne pas répondre à la question des réseaux sociaux?

Nouveau Formulaire ESTA 2018: tout savoir sur la question des identifiants de réseaux sociaux

La question des identifiants de réseaux sociaux sur le formulaire ESTA est FACULTATIVE.

A la question du “risque que le CBP considérera le non-remplissage de cet élément optionnel comme une indication d’information potentiellement suspecte”, le DHS et le CBP ont conjointement répondu:

“Le formulaire de demande d’ESTA indique que la question des réseaux sociaux est optionnelle. Si un requérant choisit de ne pas répondre aux questions concernant les réseaux sociaux, la demande d’ESTA peut malgré tout être envoyée avec succès, et l’individu ne sera pas pénalisé.”

En clair, il n’est nullement prévu de pénaliser un demandeur d’ESTA qui préfère ne pas répondre à la question des réseaux sociaux.

Pourquoi poser la question des réseaux sociaux si elle est facultative?

Hormis les données biographiques qui doivent être étayées par des documents officiels (passeport), nombre de questions posées dans le formulaire ESTA sont de nature déclaratives, à savoir que le requérant s’engage à y répondre honnêtement et sans dissimuler des faits qui pourraient entraver sa demande de dispense de visa.

C’est notamment le cas des questions en fin de formulaire auxquelles il faut répondre par “oui” ou par “non”. Si vous répondez oui à n’importe laquelle de ces questions, vous ne pourrez pas demander d’ESTA et serez invité à contacter l’ambassade des États-Unis pour obtenir un visa en bonne et due forme.

Par exemple, la question D) du formulaire ESTA dans sa version de février 2018 est : “Cherchez-vous à vous engager, ou vous êtes-vous jamais engagé(e) dans des activités terroristes, d’espionnage, de sabotage, ou de génocide?”.

 

Il est bien évident que répondre “Oui” à cette question entraînera des conséquences négatives pour une demande de voyage aux USA sans visa!
Il en était d’ailleurs de même pour le formulaire papier I-94W (remplacé par l’ESTA électronique) qui demandait par exemple si vous aviez été “impliqué entre 1933 et 1945 dans les persécutions associées à l’Allemagne nazie ou ses alliés”.

Formulaire I94W

Cependant, répondre “Non” de façon automatique à toutes les questions n’est pas une garantie d’acceptation de demande d’ESTA. En effet, les autorités du DHS et du CBP vérifient les réponses fournies du moment de la demande jusqu’à votre entrée sur le territoire américain.

S’il s’avère que vous n’avez pas répondu honnêtement à ces questions, vous vous exposez non seulement à une interdiction de voyage, mais à un bannissement du territoire américain pur et simple.

Dans le même esprit, répondre aux questions sur les réseaux sociaux pourra être considéré comme un “acte de bonne foi” et dissimuler tout doute sur votre admissibilité qui pourrait ressortir des recherches automatiques des agences américaines.

A ce titre, il est utile en effet de savoir que les autorités ne se contentent pas des réponses déclaratives des demandeurs, et confrontent ces dernières à leurs propres recherches à grands renforts d’algorithmes et de recoupements avec les données disponibles par ailleurs.

Ainsi, comme cela a toujours été le cas pour le programme VWP en parallèles des déclarations des demandeurs, le DHS et le CBP “continueront à partager en masse les informations de l’ESTA avec ses autres partenaires de la Communauté du Renseignement (par exemple le Centre National de Contre-terrorisme), et au cas par cas avec les agences gouvernementales appropriées.

Fournir ses identifiants de réseaux sociaux peut ainsi se révéler salvateur, et au lieu de fournir d’éventuelles raisons de refus, fournir au contraire une preuve de bonne foi si d’aventure était détecté des “faux positifs” notamment en cas d’homonymes mal intentionnés sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les données qui seront examinées si vous partagez vos identifiants de réseaux sociaux?

Bien que le terme “identifiants de réseaux sociaux” peut prêter à confusion, ce qui a été notamment et à juste titre pointé du doigt notamment par l’EFF qui souligne que, “étant donné le langage imprécis (“Informations associées à votre présence en ligne – Fournisseur / Plateformer / Identifiant Réseaux Sociaux), les voyageurs sont susceptibles de partager plus que ce qui leur est demandé, et de divulguer non seulement leur nom de compte, mais aussi leurs mots de passe”.

Comme nous l’avions indiqué dans notre précédent billet Nouveau Formulaire ESTA 2018: tout savoir sur la question des identifiants de réseaux sociaux, il faut bien entendre par “identifiant” un synonyme de “profil” ou “compte” sur le réseau social, et non informations de connexion.

Par ailleurs, ce sont bien uniquement les informations publiques, c’est-à-dire disponibles sans se connecter sur lesdits comptes sociaux, qui seront examinés par le CBP et le DHS si le besoin s’en fait sentir.

Qu’advient-il des données récoltées sur les réseaux sociaux et comment seront-elles utilisées?

Selon le DHS “les identifiants de réseaux sociaux” seront traités comme les autres informations du formulaire ESTA. En d’autres termes, elles sont susceptibles d’être partagées avec d’autres agences gouvernementales à des fins de recoupements en cas de soupçon d’activité illégale ou représentant potentiellement une menace pour la sécurité du pays.

Ainsi que l’indique le CBP,

“les informations de l’ESTA peuvent être partagées avec les autres agences qui ont besoin de ces informations pour poursuivre leur mission de sécurité nationale, d’application des lois, d’immigration, ou toute autre fonction liée à la sûreté du territoire”.

Cependant le partage d’informations de l’ESTA se fera bien entendu dans le cadre strict des lois en vigueur aux États-Unis.

“Tout partage avec d’autres agences en dehors du DHS respectera les protocoles d’accord entre les agences et sera conforme aux directives applicables et prescriptions réglementaires”.

Comme les autres données de l’ESTA, les identifiants de réseaux sociaux sont donc conservés plusieurs années dans une base de données inter-agences pour un maximum de 3 ans.

Concrètement, dans la grande majorité des cas, seules les identifiants eux-mêmes seront conservés à titre informatif, et les investigations poussées sur chaque compte de réseau social ne pourront être motivées que par des soupçons soulevés par ailleurs, notamment parce qu’un individu fait déjà l’objet d’un signalement, par exemple un individu “fiché S” en France.

Quelles précautions prendre avant de partager ses identifiants de réseaux sociaux?

Si vous n’avez rien à vous reprocher, a priori vous n’avez pas de précaution particulière à prendre avant de partager vos identifiants de réseaux sociaux pour les raisons évoquées ci-dessus.

A contrario, vous n’avez pas non plus de raison de partager plus que ce que vous ne devez, et donc si vous avez par exemple montré quelques hostilité à l’égard des États-Unis en général, du gouvernement ou de ses représentants en particulier, il ne sert non plus à rien d’en faire étalage publiquement avant un voyage aux USA.

Pour rappel, il y a plusieurs raisons possible de refus d’un ESTA, notamment celles listées dans les questions appelant une réponse “Oui” ou “Non” en fin de questionnaire. Cependant ce refus peut aussi être motivé par exemple par le fait “d’admettre avoir commis… une violation de toute loi ou régulation d’un État, des États-unis, ou d’un pays étranger, lié à l’usage d’une substance contrôlée”.

Une autre raison courante de refus d’ESTA est le fait de rechercher du travail aux USA. On s’abstiendra donc de poster tout commentaire dans ce sens sur les réseaux sociaux avant de divulguer ses identifiants.
On ne peut donc que vous conseiller, en cas de doute, de limiter vos posts potentiellement problématiques à une audience restreinte comme vos “amis” sur Facebook.

Partager vos identifiants est un signe évident de bonne foi, mais ne le faites s’il y a le moindre risque que cela puisse vous causer du tort.

Peut-on vous poser d’autres questions sur mes réseaux sociaux à mon arrivée aux États-Unis?

La réponse courte est “Oui”. Le CBP et le DHS sont tout à fait habilités à investiguer votre dossier d’ESTA durant toute la période qui précède votre arrivée sur le territoire, y compris pendant votre vol.

Par exemple, si vous êtes impliqué dans un incident sérieux durant le vol, quelque soit sa nature, il est probable que vous serez signalés aux autorités de l’aéroport et devrez en répondre avant de mettre officiellement le pied sur le territoire américain.

En cas de doute sur la nature de vos activités, les autorités sont tout à fait à même de vous questionner sur divers aspects de votre vie, ne serait-ce que pour “marquer le coup” et vous signifier que le pays qui vous accueille entend bien que vous ayez un minimum de respect et un comportement honorable à l’intérieur de ses frontières.

Peut-on fouiller mon téléphone ou mon ordinateur à mon arrivée aux États-Unis?

Là encore, la réponse est oui. L’administration américaine a désormais autorisé les autorités compétentes à procéder, en cas de besoin, à des “recherches intensives” (“extreme vetting”) en cas de nécessité ou de doute sur la qualité ou les intentions des visiteurs étrangers.

Bien que ces directives soient appliquées à des fins de sécurité, notamment pour protéger le pays d’incursions d’individus potentiellement dangereux, comme ce par exemple fut le cas avant les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait aucun doute que si le besoin s’en fait sentir ces autorités n’hésiteront pas à demander l’accès à vos appareils électroniques pour des vérifications plus poussées.

Bien que cela pose des problèmes évidents de protection de la vie privée notamment, vous n’avez que très peu de recours contre ce type de requête de la part d’un agent du CBP ou du DHS. En cas de refus, vous vous exposerez sans nul doute à de fortes suspicions et pourrait être retenus plus que de raison pour procéder aux vérifications par d’autres moyens.

En cas de doute et pour parer à toute éventualité sans tomber dans la paranoïa, vous pouvez simplement vous assurer de déconnecter vos réseaux sociaux de votre smartphone et/ou ordinateur, en particulier si vous avez décidé de ne pas partager vos identifiants lors de votre demande d’ESTA.

Y-a-t-il eu des cas de refus d’ESTA sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux?

Ainsi que l’a déclaré Louis Rodi, directeur d’un programme d’investigation sur la sécurité nationale de l’ICE, “aucun visa n’a à ce jour été refusé, ni aucune menace identifiée suite à des recherches spécifiques sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux”. A notre connaissance, il en va de même pour les demandes d’ESTA.

Pour l’anecdote, on peut toutefois noter que les réseaux sociaux ont parfois joué un rôle négatif dans l’admission de citoyens étrangers sur le sol américain, dont notamment les exemples suivants:

  • En 2012, deux touristes Britanniques ont passé 12 heures en détention à l’aéroport de Los Angeles après avoir twitté pour blaguer qu’ils prévoyaient de “détruire l’Amérique”, les autorités locales n’étant pas particulièrement au fait qu’en jargon anglais “détruire” signifie en fait faire de grosses fêtes.
  • L’écrivain allemand Ilija Trojanow s’est vu pour sa part refuser l’embarquement sur un vol vers Denver sans raison apparente, mais ce dernier a témoigné que selon lui ce refus était lié à ses critiques publiques, et notamment sur les réseaux sociaux, de la politique étrangère des USA.

Que réserve l’avenir sur cette question de l’ESTA et des réseaux sociaux?

Etant donné que les USA semblent opter pour une attitude protectionniste, notamment portée par le slogan “America First” du président actuel, et particulièrement motivée par les récents événements de nature terroriste survenus ces dernières années sur le territoire américain, on peut imaginer que la tendance sera plus au durcissement des contrôles que l’inverse ces prochaines années.

En ce qui concerne l’ajout des réseaux sociaux au périmètre d’investigation des autorités américaines compétentes, il est possible que ces dernières se passent dans un avenir proche des indications des identifiants pour mener leurs recherches.

En novembre 2017 par exemple, le département d’immigration et des douanes (Department of Immigration & Customs Enforcement – ICE) a ainsi invité diverses grandes sociétés des nouvelles technologies telles que Microsoft ou Motorola, à participer à une conférence sur la possibilité d’envisager le développement d’algorithmes pour suivre automatiquement les activités des détenteurs de visa sur les réseaux sociaux.

Bien que cette éventualité reste encore loin, très loin de devenir une réalité, elle souligne l’engagement des autorités à s’affranchir de la nature déclarative des informations recueillies lors des autorisations de visa.
Cela ne concerne toutefois pas l’ESTA, et on peut envisager que la situation n’évoluera pas avant plusieurs années, si jamais elle doit évoluer.

Les richesses de Pittsburg

Pittsburgh une ville de l’état de Pennsylvanie, située sur la côte Est des Etats-Unis. La ville est à l’intérieur des terres sur les bords de fleuve Ohio. Ses richesses naturelles exceptionnelles ont permis, dès sa fondation, l’essor de ses industries métallurgiques. Fait marquant de la région : c’est dans cette même ville qu’on a construit en 1957, la toute première centrale nucléaire de la planète.

De nos jours, les industries de métaux lourds ont laissé la place à l’industrie informatique, aux grands groupes médicaux et scientifiques. L’adaptabilité américaine à l’opposé de  la française laisse songeur : en effet, plutôt de se reposer sur une crise, de pleurer sur les temps anciens comme en France quelquefois, les américains n’hésitent pas à reconnaître la vétusté des choses avant de prendre leurs responsabilités et repartir de l’avant, quitte à changer, pour un secteur d’activité plus prometteur.

Vous  appréciez le dynamisme américain, c’est vrai mais, très honnêtement, vous n’êtes pas venu jusqu’ici pour visiter les entreprises, aussi innovantes soient-elles. Non, vous seriez plutôt tenter par le Point Park (dont on vous a dit tant de bien), histoire de vous  dégourdir un peu les  jambes après vos heures de vol.

The Point, comme on l’appelle communément, est un parc d’une surface de  15000m2, en plein centre ville de Pittsburgh où les fleuves Allegheny et Monogahela se rejoignent pour donner naissance au fleuve Ohio.

Le parc a été dessiné et aménagé sur un ancien territoire industriel des années 50. Il a ouvert ses portes au public en 1974. Au sein même de ce grand parc, vous pourrez visiter le Fort Pitt Museum, un hommage à la guerre franco-indienne de 1754.

La fontaine de The Point est très célèbre. Beaucoup de touristes viennent pour elle seulement. Ses jets, lorsqu’ils sont en action, atteignent tout de même 46 mètres de haut. La ville de Pittsburh en prend grand soin. Elle a d ‘ailleurs été renovée en 2009. Le festival des arts visuels Three Rivers se déroule précisément dans ce parc au mois de juin et ce, tous les ans.

Rendez vous ensuite au centre historique du sénateur John Heinz. Vous y découvrirez un ancien tramway du milieu du XXeme siècle et des véhicules de l’entre-deux guerres. Tout ce qui a été construit, découvert, élaboré au fil des siècles par les colons qui s’y sont installés est exposé ici.

Le lieu est immense, il couvre six étages ! Et comme dans tout grand musée, vous y trouverez des expositions autant permanentes que temporaires. Vous allez constater que la ville a abrité d’illustres inventeurs et scientifiques ( vaccin anti- antipoliomyélitique) mais également, dans un tout autre registre, la création du Big Mac.

Comme un système de poupées matriochkas, le musée abrite un autre musée en ses murs. C’est le musée Western Pennsylvania Sports.  Pour les férus de sport en tout genre, le lieu est un petit paradis, avec des objets et des accessoires ayant appartenu aux plus grands sportifs, et tout cela, sur deux étages!

Si vous êtes en train de déambuler dans Pittsburgh, c’est que vous avez fait votre demande de visa avec un peu d’avance. N’oubliez pas de remplir votre formulaire ESTA sur internet quelques jours avant le départ. Mais noter tout de même que vous passerez, à votre arrivée à l’aéroport américain, les contrôles d’usage du service des douanes. Si vous ne cachez pas un camembert bien affiné sous votre manteau, les portes de Pittsburgh vous seront ouvertes ! Enjoy !

Demande de Visa États Unis : Suisse

SWIT0001 Si vous souhaitez vous rendre aux Etats-Unis au départ de la Suisse, votre voyage sera facilité par le Visa Waiver Program. Car ce dernier vous permet de voyager vers les USA sans un visa Etats Unis habituellement nécessaire. Ce programme a été mis en place en début 2009, afin de rendre à la fois plus aisées les démarches liées au voyage mais également dans un but purement sécuritaire.

En effet, il sera demander à chaque voyageur provenant de la Suisse et se rendant sur le sol américain, de remplir un formulaire ESTA (Electronic System for Travel Authorization ).

Celui-ci se trouve facilement sur internet et concerne une liste bien précise de pays, dont la Suisse. L’ESTA fonctionne avec les passeports nouvelle génération. Ils doivent être soit biométriques soit électroniques, établis par le pays de résidence du voyageur. Dans votre cas : la Suisse. Si vous ne possédez pas un tel passeport, il conviendra d’en faire établir un, au plus vite. Dès sa création, vous pourrez sur internet, remplir le formulaire ESTA. Une validation des services de sécurité gouvernementaux américains suivra, au bout de quelques minutes.

Tous les pays du globe ne font pas partie du programme ESTA. Il convient donc de bien vérifier la liste mise à disposition par les autorités américaines. Certains pays ne figurant pas dans le programme d’exemption, ont toujours obligation de faire établir un visa classique auprès de l’ambassade américaine de leur pays de résidence. Une demande de visa usa est cependant toujours d’actualité, si vous êtes citoyen Suisse et que votre voyage excède 90 jours.

Ce formulaire ainsi rempli permet aux autorités américaines de vérifier dans le moindre détail l’identité, les motifs de voyage, les dates et les villes américaines traversées. Tout ceci dans un but purement sécuritaire, de traçabilité en quelque sorte.

Il est à noter qu’avec le bon passeport, il est nécessaire de saisir cette autorisation de voyage ESTA sur internet avec au moins 72 heures d’avance.

La validation ESTA vous permet de prendre l’avion ou le bateau mais ne vous autorise pas forcément à fouler le sol américain. Mais elle demeure obligatoire dans tous les cas.

Elle reste tout de même beaucoup simple et rapide à obtenir que les visas etats unis classiques.

Cette nouvelle démarche qui date de 2009 a été instaurée dans le but de renforcer les vérifications sécuritaires des visiteurs entrant sur le territoire américain.

Les visas pour les usa ont toujours existé mais s’appliquent désormais aux voyageurs au long cours.

Il se peut cependant, même pour de brefs séjours que les autorités américaines, pour des raisons qui leur sont propres, vous refusent purement et simplement la validation de votre esta. Dans ce cas là, il faudra vous rapprocher de l’Ambassade ou du Consulat américain en Suisse et demander un visa B1 ou B2, en fonction des motifs de votre séjour : si celui-ci est d’ordre professionnel ou touristique.

Dans le cas où votre séjour est effectivement inférieur à trois mois et que l’esta a été validé par les services de sécurité du gouvernement américain, vous bénéficierez de ce même laisser-passer pour une durée de deux années consécutives.

Quelque soit le nombre de trajets effectués en deux ans à destination des usa, un seul et unique ESTA vous sera nécessaire.

En revanche, si vous voyagez avec votre conjoint et vos enfants, quelque soient leur âge, un formulaire esta sera obligatoire pour chacun d’entre eux.

Pour ce qui est de la saisie du formulaire esta en lui-même, il requiert moins d’un quart d’heure de votre temps pour répondre à toutes les questions. Vous saurez, par ailleurs, très rapidement si votre demande est validée ou pas. Elle peut cependant être en attente pendant 72 heures avant d’être finalement approuvée. Si celle-ci est définitivement refusée, il vous est fortement recommandé de vous mettre en lien avec l’ambassade des Etats-Unis en Suisse pour accéder à un visa USA habituel.

Sachez qu’il est très rare que les ressortissants Suisses se trouvent face à un veto de la part des autorités américaines. Parmi les 38 pays qui sont exemptés de visa, il existe une très faible proportion de refus d’ESTA de la part des services de sécurité.

ESTA pour la Belgique

 

belgique La Belgique, tout comme 38 autres pays du monde, fait partie du programme ESTA. C’est un nouveau procédé, en vigueur depuis le 12 janvier 2009, qui permet à la Belgique de se passer de visa Etats Unis. Désormais, pour se rendre aux USA, les voyageurs Belges ont seulement à faire une demande de visa USA un peu particulière : l’ESTA USA. Cette démarche simplifie grandement les démarches habituelles des classiques visas Etats Unis. En effet, l’ESTA est un formulaire on line qui comporte une liste de questions basiques auxquelles vous devez répondre. Vous n’avez pas à vous rendre auprès de l’Ambassade ou du Consulat américain après avoir pris rendez-vous. Vous n’avez pas à attendre une semaine ou plus pour l’habituelle délivrance des visas pour les USA. Quelques minutes après avoir rempli votre formulaire ESTA, vous saurez si les autorités de sécurité intérieure américaine vous autorisent à prendre l’avion pour les Etats-Unis.

L’ESTA permet plus de souplesse et de réactivité quant à l’organisation d’éventuels voyages à destination des Etats-Unis si vous venez de Belgique.

Cette formule hybride que l’on pourrait appeler ESTA visa a également permis de désengorger les services des ambassades et consulats américains des 38 pays concernés par ce programme.

Un passeport biométrique ou électronique est cependant obligatoire pour faire votre demande d’ESTA. Si tel n’était pas le cas, vous avez tout intérêt à faire établir un nouveau passeport. Celui-ci se fera obligatoirement à un guichet du service public qui possède une station biométrique. C’est muni de votre nouveau passeport que vous pourrez ensuite, via internet, faire une demande d’autorisation ESTA (également connue sous le terme “ESTA Authorization”).

Tout se passe ensuite très simplement puisque vous allez répondre à des questions concernant votre identité, vos motifs de séjour et si vous voyagez à titre touristique ou à titre professionnel. La durée de votre séjour est très importante et doit être précisée. En effet, si elle dépasse 90 jours, votre demande ESTA ne sera pas validée car l’ESTA ne concerne que les voyages inférieurs à trois mois. Au delà, vous devez vous rendre à l’Ambassade ou au Consulat américain et demander un visa B-1 ou B-2.

Si vous résidez en Belgique mais que vous êtes de nationalité différente de celle de votre pays d’accueil, il est important de vous référer à la liste mise en place par le gouvernement américain. Vous pourrez ainsi constater si votre pays de nationalité figure parmi les pays inscrits ou pas. Si ce n’est pas le cas, vous devez passer par l’Ambassade américaine de votre pays habituel et faire établir un visa, que votre séjour soit de courte ou de longue durée.

Les autorités de sécurité intérieure ont instauré cette démarche afin de renforcer les contrôles des visiteurs entrant sur le territoire américain. Grâce à ce formulaire, elles peuvent appréhender et cerner très clairement les motivations des personnes en visite aux USA.

Si vous êtes certains de la durée de votre séjour, c’est à dire moins de trois mois, vous pourrez faire votre demande seulement trois jours avant de décoller.

Dès votre arrivée à l’aéroport, vous aurez cependant à vous présenter devant le service des douanes américaines. Ce sont elles qui décideront si oui ou non, vous pourrez enfin circuler sur le territoire. Vous aurez donc besoin de votre validation ESTA puis ensuite de l’approbation des douanes américaines, une fois sur place. La démarche sera exactement la même que vous traversiez l’océan par les airs ou par bateau.

Si vous vous y prenez avec un peu d’avance, vous saurez immédiatement si vous avez le droit de voyager vers les Etats-Unis. Cependant, évitez de le faire avec trop d’avance ! En effet, l’ESTA n’est valable que deux ans. Cette période vous permet de faire autant de voyages vers les USA que vous le souhaitez s’ils n’excèdent pas une durée de trois mois. Passées ces deux années, vous devrez de nouveau faire une demande ESTA via internet.

Par conséquent, il est préférable avant de réserver tout billet d’avion ou bateau pour les Etats-Unis, de faire votre demande d’ESTA. Lorsque cette dernière sera validée, vous pourrez comparer les billets et les dates de séjour au départ de la Belgique à destination des USA en toute tranquillité !

N’oubliez pas que si vous partez de Belgique pour un autre pays mais avec escale aux Etats-Unis quelques heures avant un prochain vol, vous devez également avoir un ESTA en votre possession. C’est obligatoire, même pour un très court passage sur le sol d’un aéroport américain.

Pour terminer, sachez que les enfants, même très petits, doivent avoir leur propre ESTA. Si vous voyagez en famille, chacun doit posséder sa propre autorisation de voyage.

La période de validité du visa ESTA

Si vous envisagez de voyager plus d’une fois aux États-Unis, vous voulez naturellement vous informer sur la durée de validité de votre permis de voyage ESTA. Une fois que votre demande en ligne est approuvée, elle est valide pour plusieurs voyages sur une période de deux ans (à compter de la date d’octroi) ou jusqu’à l’expiration de votre passeport, selon la première éventualité. Vous pouvez voyager aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires à court terme, à condition que vous ne restiez pas plus de 90 jours par voyage et 180 jours au total par année. Vous êtes donc prêt à partir à tout moment tant que votre ESTA et votre passeport sont encore valables.

Si vous souhaitez utiliser votre autorisation de voyage aux États-Unis et y atterrir plus d’une fois (et pourquoi pas?), il est dans votre intérêt d’imprimer une copie de la demande en ligne approuvée pour vos dossiers une fois que vous avez reçu une réponse. Le numéro de référence généré avec le document de voyage et associé à votre passeport en dit long. Mais bien que les autorités d’immigration n’aient pas besoin d’une copie imprimée de votre ESTA approuvé parce qu’elles ont déjà accès à vos données en ligne avant de monter à bord, il est plus sage de le faire. Puisqu’ils ne délivrent pas de document officiel après l’approbation de votre ESTA, c’est une bonne idée d’en avoir une copie papier, juste au cas où.

Certaines compagnies aériennes exigent également l’impression à l’arrivée, il est donc préférable de vérifier soigneusement les exigences de votre transporteur aérien avant votre départ. La copie imprimée de votre numéro d’autorisation de voyage est aussi très utile lorsque vous avez besoin de mettre à jour ou de renouveler votre ESTA en ligne et dans les deux ans de sa validité vous en aurez probablement besoin.

Rappelez-vous que toutes les informations que vous fournissez sur votre demande doivent être correctes, sincères et honnêtes, donc si vous changez de maison, d’emploi ou de ville, vous devriez prendre le temps de mettre à jour vos informations avant votre voyage aux États-Unis. Gardez à l’esprit que vous aurez besoin de déposer une toute nouvelle demande ESTA en ligne en cas de changements d’informations essentielles, y compris: nouveau passeport, nom, sexe ou pays de citoyenneté. Ceci s’applique également si l’une de vos réponses à l’une des questions d’admissibilité au VWP change. Dans ce cas, vous devrez payer les frais de 14,00 $ pour chaque nouvelle demande.

En général, les autorités américaines vous recommandent de demander votre autorisation de voyage en ligne au moins 72 heures avant votre date de départ. Dans la majorité des cas, la réponse officielle arrive presque immédiatement. Mais nous vous recommandons de vous inscrire dès que vous planifiez votre voyage aux États-Unis et avant d’acheter vos billets afin de vous préparer à un voyage touristique ou d’affaires de courte durée et éviter les complications de dernière minute.

Selon l’AFP : Les Etats-Unis pourraient remplacer l’ESTA

 

Voici un article publié récemment par l’AFP, qui annonce de possibles évolutions du programme ESTA Visa USA. Voir la source ici.

Voici l’article dans son intégralité :

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Un jihadiste européen qui entre comme un touriste aux Etats-Unis et commet un attentat : c’est la hantise de certains élus américains, qui souhaitent réformer l’exemption de visa accordée à plus d’une trentaine de pays, dont la France.

La possibilité de laisser les ressortissants de 38 pays entrer sans visa aux Etats-Unis est le “talon d’Achille de l’Amérique”, a estimé par exemple l’influente sénatrice démocrate Diane Feinstein, quelques jours après l’attaque contre Charlie Hebdo. L’ancienne présidente de la commission du Renseignement du Sénat prépare une proposition de loi pour renforcer les mesures de sécurité liées aux exemptions de visa, qu’elle espère présenter bientôt, selon son entourage.

D’autres parlementaires ont l’exemption de visa dans le collimateur, comme la représentante républicaine Candice Miller, qui propose notamment d’autoriser le Département de la Sécurité intérieure (DHS) à suspendre si nécessaire l’entréesans visa pour un pays donné. Les statistiques sur les jihadistes occidentaux ? 3000 à 5 000 Européens seraient partis combattre en Irak ou en Syrie, selon les estimations ?, tout comme le profil des assaillants de Charlie Hebdo (des extrémistes de nationalité française) réveillent des souvenirs glaçants pour les Américains.

Celui de Zacharias Moussaoui, surnommé parfois le 20e pirate du 11-Septembre: un Français entré aux Etats-Unis en 2001 sur simple présentation de son passeport. Ou de Richard Reid, le Britannique qui en décembre 2001 avait tenté de faire sauter un avion à destination des Etats-Unis avec des chaussures piégées.

Pourtant, les Etats-Unis ont complètement réformé leurs procédures d’entrée sans visa depuis cette époque, introduisant notamment en 2008 l’Esta, autorisation électronique de voyage que chaque candidat souhaitant se rendre aux Etats-Unis doit remplir en ligne avant son départ. Une amélioration considérable, qui donne aux services de sécurité américains la possibilité de voir à l’avance qui veut pénétrer sur le territoire, “et non plus deux heures avant”, souligne Christian Beckner, spécialiste des questions de sécurité intérieure à la George Washington University.

Des accords non mis en œuvre

Jeudi, le ministre de la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a souligné que ce serait “une erreur” de remettre en cause l’exemption de visa. Mais il a concédé qu’il y avait des “moyens d’améliorer la sécurité du programme”. “Nous exhortons nos alliés en Europe et ailleurs à maintenir et partager les informations de voyage concernant les individus” suspects, a ajouté le ministre.

Certains responsables américains ne sont en effet pas satisfaits du fonctionnement des accords d’échange de renseignement et d’informations sur les personnes suspectes, qui sont en principe signés avec chaque pays bénéficiaire de l’exemption de visa. Les Etats-Unis “n’obtiennent pas de manière fluide les informations cruciales dont ils ont besoin”, dénonçait ainsi Candice Miller en janvier. Il faut arriver à “mettre en oeuvre complètement les accords de partage de renseignement” et “étendre le champ de ces accords”, fait valoir de son côté Nathan A. Sales, professeur de droit à l’université de Syracuse.

Selon un rapport officiel du GAO (équivalent américain de la Cour des comptes), en 2012, seule la moitié des pays bénéficiaires de dispenses de visa”respectait complètement” les accords de partage de renseignement. Et “beaucoup des accords signés n’étaient pas mis en place” en réalité, ajoutait le rapport. Pour tenter de renforcer ses capacités de filtrage, le DHS a rallongé la liste des questions posées par l’Esta. Depuis novembre, le formulaire demande par exemple le nom du père et de la mère du demandeur, ses éventuels pseudonymes et ses contacts aux Etats-Unis.

De nombreux experts estiment que l’exemption de visa est de toute façon nécessaire du point de vue financier, du fait du nombre de visiteurs concerné, et du poids économique des pays partenaires. En 2012, 19,1 millions de personnes sont entrées aux Etats-Unis en bénéficiant du régime sans visa, soit à peu près 40% des entrées totales pour séjour temporaire.

Les 38 pays concernés sont la plupart des pays européens dont la France, et des grands alliés des Etats-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou le Chili. Selon les Douanes américaines, 4 300 autorisations de voyage Esta ont été refusées depuis 2008 parce que le candidat figurait sur une liste noire de personnes suspectes. Sur la même période, 22 500 autorisations ont été refusées, parce que le candidat utilisait un passeport déclaré comme volé.

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Pour de plus amples renseignements sur le programme ESTA.

Trouver un stage aux Etats-Unis – 2e partie

Première partie de l’article disponible ici.

Pour faire un stage d’été aux Etats-Unis, pourquoi pas le créer vous-même ! N’ayez pas peur de faire votre propre démarche et de solliciter les sociétés américaines directement. Surtout si vous désirez faire un stage au sein d’une société particulière, même si elle n’a pas annoncé d’offrir de stages. Prenez l’initiative, contactez l’entreprise en décrivant vos compétences et comment vous pourrez contribuer.

Ne vous laissez pas décourager si le stage en question n’a pas de rémunération. Décrocher un stage pourrait amener à autres choses, vous permettra de faire du networking, faire de nouvel rencontre, goûter à la culture américaine, de mettre en lumière vos capacités et comment la société pourra en tirer bénéfice. C’est également une chance de pouvoir transformer le stage en emploi permanent. D’autant plus que plusieurs stages donne une enveloppe de 2.000 euros en moyenne pour compenser le manque de rémunération et couvrir certains de vos frais durant votre séjour aux USA.

Après avoir déterminé vos critères en terme de stage, effectuer une recherche sur Internet pour identifier les sites d’embauche. Ces sociétés de recrutement sont souvent spécialisés dans les stages d’été pour étudiants. Faites une liste des sociétés qui sont en phases avec vos critères. Allez également consulter la presse afin de vous familiariser avec chacune de ces entreprises. Ceci vous permettra de mieux rédiger votre CV et lettre de motivation (“cover letter” en américain). Pour avoir des retours positifs, il faut impérativement rédiger des lettres personalisées et adressées à chacune des sociétés que vous ciblez…envoyer des centaines de lettres standard ne donnera aucun résultat.

Expédiez votre “cover letter” et “resume” (CV) par courriel directement au responsable de recrutement, ou du moins à la personne qui sera votre responsable hiérarchique. Souvent il est facile de trouver le nom de ces personnes. Le suivi sera indispensable, ceci démontrera votre motivation, et en même temps fera très certainement monter votre dossier dans la “short list” des meilleurs candidats.

Envoyer une lettre de remerciement — appelé “thank you note” aux USA — après avoir été contacté par une de vos sociétés cibles, peut faire toute la différence. C’est une règle culturelle, vous aurez une bonne longeur d’avance sur les autres candidats si vous l’appliquez systématiquement.

Finalement, renseignez vous sur le type de visa requis pour l’embauche dans le cadre d’un stage. Souvent les sociétés qui recrutent ne sont pas forcément au courant des dernières règles américaines. Le programme de visa ESTA (Electronic System for Travel Authorization) peut s’avérer utile pour un séjour de courte durée, mais il faut vérifier auprès des autorités américaines pour prendre connaissance des évolutions de ce programme.

Voilà pour nos conseils, bonne chance dans votre recherche de stage !

Trouver un stage aux Etats-Unis – 1ère partie

Beaucoup d’étudiants français cherche un travail aux USA, surtout durant la période d’été.

Il est aujourd’hui plus compliqué de sécuriser un emploi saisonnié — c’est-à-dire un stage d’été — surtout depuis l’application de nouvelles règles ces dernières années. D’autant plus que la situation économique américaine freine l’embauche, surtout lorsqu’il s’agit de main d’oeuvre étrangère.

Dans ce nouveau contexte, comment réussir à trouver le bon stage ?

Premièrement, assurez-vous de faire le choix qui vous convient. Prenez le temps de définir ce que vous souhaitez :

  • Quel type d’entreprise je souhaite intégrer ?
  • Une société américaine ou européenne ?
  • Dans quel domaine ou industrie ?
  • Quel est le poste que je souhaite décrocher ?
  • Suis-je prêt à travailler sans être rémunéré ?
  • Combien de temps je souhaite rester aux USA ?
  • Dans quelle(s) ville(s) ?

Se dire que ” je souhaite partir 4 mois à Miami ” n’est pas concret, et vous risquez d’être très déçu. Plus vous serez précis, plus vous aurez du succès. D’autant plus que le bon stage peut vous amener très loin, voir même l’offre d’un emploi stable dans la durée, qui pourrait vous permettre de vous expatrier.

Deuxièmement, n’ayez pas peur de vous affirmer et de valoriser vos qualifications. Votre futur employeur doit apprécier vos qualités et ce que vous apportez à la société : votre formation, vos études, votre parcours de vie…tous ces critères peuvent faire la différence entre vous et un autre candidat.

Dans la prochaine partie de cette article, nous allons élaborer sur les démarches à suivre lors de votre recherche de stage, notamment la différence entre un visa temporaire et le nouveau programme ESTA.

Vous pensez migrer aux Etats-Unis ? Quelques conseils…

Un nombre croissant de français souhaitent s’installer aux USA dans l’espoir d’une meilleure situation. Trouver du boulot, avoir un plus gros salaire, payer beaucoup moins d’impôt qu’en France. Ce ne sont pas les motivations qui manquent.

Mais s’expatrier peut s’avérer compliqué, car dans la plupart des cas, il faut faire les démarches soi-même. Mais par où commencer ? Quelles sont les informations nécessaires pour réussir son installation ? Quelles sont les premières étapes ?

Plusieurs questions viennent à l’esprit lorsqu’une personne souhaite partir aux Etats-Unis. Est-ce même une possibilité ? Ou un fantastme ?

La première étape est d’effectuer une recherche en ligne. Internet est une mine d’information. Ensuite, un tour chez le libraire local permettra d’appronfondir cette première recherche : livres, CDs, vidéos…ce n’est pas les sources d’information qui manquent. Mais vous serez d’accord : trop d’information peux mener à la paralysie. Et en plus, il faut s’assurer que ces sources sont d’actualité.

Quelques questions qu’il faut se poser :

  • Si j’amène mes biens avec moi, combien de temps d’avance dois-je préparer le transport avec un déménageur ?
  • Dois être en bonne santé, ou du moins avoir une assurance médicale qui puisse me suivre ?
  • Comment puis-je obtenir une couverture sociale aux Etats-Unis ?
  • Quel type de visa ai-je besoin ? Est-ce que programme ESTA couvre l’expatriation, ou seulement les courts séjours ? Et combien de temps avant mon départ dois-je faire ma demande de visa ?
  • Si je dois mon conjoint qui est transféré aux USA pour son boulot, dois-je forcément démissionner de mon propre emploi ? Ou existe-t-il d’autres possibilités, telles que les congés sans solde, les années sabatiques, etc ?
  • Si nous avons des enfants, quelles sont les démarches à suivre pour les inscriptions scolaires ?
  • Pour des étudiants français, quels sont les choix les plus adaptés en terme de scolarité ?
  • Combien de temps avant d’obtenir un visa ?
  • Dois-je prévenir le fisc français ?
  • Les animaux domestiques sont-ils acceptés sans quarantaine ?
  • Pour trouver un logement, dois-je passer par des agences ? Faut-il beaucoup de temps pour trouver un logement convenable ?

Voici quelques exemples de questions de bases qu’il faut se poser avant de partir s’installer aux Etats-Unis. Bon voyage !