Formulaire ESTA: Dois-je partager mes identifiants de réseaux sociaux?

En Octobre 2016, le formulaire de demande ESTA a été mis à jour avec de nouvelles questions pour bénéficier du Programme d’Exemption de Visa (Visa Waiver Program – VWP), et ainsi voyager aux États-Unis sans avoir besoin de visa.

Parmi les changements récents, la plus abondamment commentée est sans nul doute l’ajout (depuis Octobre 2016) de questions concernant les identifiants personnels des demandeurs d’ESTA sur les réseaux sociaux.

La réponse reste facultative à ce stade et n’est donc pas impérativement requise pour faire une demande d’ESTA, cependant on peut légitimement se poser plusieurs questions:

  • Pourquoi me demande-t-on mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Dans quelle mesure ma réponse peut-elle impacter la décision des autorités américaines?
  • Que se passe-t-il si je décide de ne pas répondre à la question?
  • Pourquoi poser la question si elle est facultative?
  • Quelles sont les données qui seront examinées si je donne mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Qu’advient-il des données récoltées et comment seront-elles utilisées?
  • Dois-je prendre certaines précautions avant de partager mes identifiants de réseaux sociaux?
  • Peut-on me poser d’autres questions sur mes réseaux sociaux à mon arrivée aux États-Unis?
  • Peut-on fouiller mon téléphone ou mon ordinateur à mon arrivée aux États-Unis?
  • Y-a-t-il eu des cas de refus d’ESTA sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux?
  • Que réserve l’avenir sur cette question de l’ESTA et des réseaux sociaux?

Grâce aux réponses à ces questions auxquelles nous allons vous aider à répondre, vous pourrez prendre plus sereinement la décision de répondre – ou de ne pas répondre – à la question des identifiants de réseaux sociaux sur le formulaire lors de votre demande d’ESTA.

Pourquoi vous demande-t-on vos identifiants de réseaux sociaux?

Fin 2015, plusieurs événements ont concouru au renforcement des règles de sécurité pour l’admission de ressortissants étrangers sur le sol américain.

Les attentats de novembre 2015 à Paris ont mis en lumière certaines défaillances en termes de suivi des individus qui y ont participé activement, notamment car ils étaient relativement actifs sur les réseaux sociaux et qu’une détection précoce de leurs activités auraient pu alerter les autorités.

Quelques semaines plus tard, des lacunes similaires de détection aux niveaux des agences fédérales ont été constatées aux USA suite à l’attaque de San Bernardino en Californie.

Ces attaques ont eu lieu quelques semaines avant que le Congrès Américain n’adopte début décembre la loi Visa Waiver Program Improvement and Terrorist Travel Prevention Act of 2015.

Suite aux élections de janvier 2016, l’administration Trump a décidé de renforcer un peu plus les règles d’admissibilité, notamment en mettant en place une détection accrue de l’activité sur internet des demandeurs de visa et d’autorisation ESTA.

C’est dans ce cadre que le formulaire ESTA a fait l’objet d’une mise à jour fin 2016 avec l’ajout de questions sur les pays précédemment visités, et donc la demande des identifiants de réseaux sociaux des requérants.

Votre réponse peut-elle impacter la décision des autorités américaines?

La question des identifiants sociaux est posée pour vérifier que le requérant n’a pas d’activité inquiétante ou de liens avec des organisations ou individus considérés comme potentiellement dangereux ou en lien avec le terrorisme.

Dans sa défense de la mise en place des nouvelles questions sur les formulaires ESTA, le service des douanes et de protection des frontières (Customs and Border Protection – CBP) et le département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security – DHS) ont avancé les arguments suivants:

“Des recherches approfondies par le DHS et nos partenaires inter-agences ont déterminé que ces éléments de données additionnelles renforcement la capacité à arrêter les voyageurs avant qu’ils n’essaient de voyager aux États-Unis.

Cela pourrait aider à détecter des menace potentielles car l’expérience a montré que des criminels et des terroristes, intentionnellement ou non, ont fourni par le passé des informations sur les réseaux sociaux non disponibles auparavant qui révélaient leurs vraies intentions.”

A ces arguments, l’association de défense des libertés et de la vie privée sur internet EFF (Electronic Frontier Foundation) a opposé “qu’il est très peu vraisemblable que des terroristes potentiels cherchant à entrer aux États-Unis fournissent volontairement leurs identifiants de réseaux sociaux liés à des messages incriminants qui seraient disponibles publiquement”.

Dans tout les cas, si vous n’avez aucune raison de penser que vos comptes de réseaux sociaux n’ait un quelconque lien avec ce type d’organisation ou de personnes, il n’y a pas lieu de vous inquiéter a priori. Même dans le cas ou “l’ami d’un ami” sur Facebook s’avèrerait avoir des comportements illégaux ou suspects à votre insu, il serait facile de prouver votre bonne foi.

Que se passe-t-il si vous décidez de ne pas répondre à la question des réseaux sociaux?

Nouveau Formulaire ESTA 2018: tout savoir sur la question des identifiants de réseaux sociaux

La question des identifiants de réseaux sociaux sur le formulaire ESTA est FACULTATIVE.

A la question du “risque que le CBP considérera le non-remplissage de cet élément optionnel comme une indication d’information potentiellement suspecte”, le DHS et le CBP ont conjointement répondu:

“Le formulaire de demande d’ESTA indique que la question des réseaux sociaux est optionnelle. Si un requérant choisit de ne pas répondre aux questions concernant les réseaux sociaux, la demande d’ESTA peut malgré tout être envoyée avec succès, et l’individu ne sera pas pénalisé.”

En clair, il n’est nullement prévu de pénaliser un demandeur d’ESTA qui préfère ne pas répondre à la question des réseaux sociaux.

Pourquoi poser la question des réseaux sociaux si elle est facultative?

Hormis les données biographiques qui doivent être étayées par des documents officiels (passeport), nombre de questions posées dans le formulaire ESTA sont de nature déclaratives, à savoir que le requérant s’engage à y répondre honnêtement et sans dissimuler des faits qui pourraient entraver sa demande de dispense de visa.

C’est notamment le cas des questions en fin de formulaire auxquelles il faut répondre par “oui” ou par “non”. Si vous répondez oui à n’importe laquelle de ces questions, vous ne pourrez pas demander d’ESTA et serez invité à contacter l’ambassade des États-Unis pour obtenir un visa en bonne et due forme.

Par exemple, la question D) du formulaire ESTA dans sa version de février 2018 est : “Cherchez-vous à vous engager, ou vous êtes-vous jamais engagé(e) dans des activités terroristes, d’espionnage, de sabotage, ou de génocide?”.

 

Il est bien évident que répondre “Oui” à cette question entraînera des conséquences négatives pour une demande de voyage aux USA sans visa!
Il en était d’ailleurs de même pour le formulaire papier I-94W (remplacé par l’ESTA électronique) qui demandait par exemple si vous aviez été “impliqué entre 1933 et 1945 dans les persécutions associées à l’Allemagne nazie ou ses alliés”.

Formulaire I94W

Cependant, répondre “Non” de façon automatique à toutes les questions n’est pas une garantie d’acceptation de demande d’ESTA. En effet, les autorités du DHS et du CBP vérifient les réponses fournies du moment de la demande jusqu’à votre entrée sur le territoire américain.

S’il s’avère que vous n’avez pas répondu honnêtement à ces questions, vous vous exposez non seulement à une interdiction de voyage, mais à un bannissement du territoire américain pur et simple.

Dans le même esprit, répondre aux questions sur les réseaux sociaux pourra être considéré comme un “acte de bonne foi” et dissimuler tout doute sur votre admissibilité qui pourrait ressortir des recherches automatiques des agences américaines.

A ce titre, il est utile en effet de savoir que les autorités ne se contentent pas des réponses déclaratives des demandeurs, et confrontent ces dernières à leurs propres recherches à grands renforts d’algorithmes et de recoupements avec les données disponibles par ailleurs.

Ainsi, comme cela a toujours été le cas pour le programme VWP en parallèles des déclarations des demandeurs, le DHS et le CBP “continueront à partager en masse les informations de l’ESTA avec ses autres partenaires de la Communauté du Renseignement (par exemple le Centre National de Contre-terrorisme), et au cas par cas avec les agences gouvernementales appropriées.

Fournir ses identifiants de réseaux sociaux peut ainsi se révéler salvateur, et au lieu de fournir d’éventuelles raisons de refus, fournir au contraire une preuve de bonne foi si d’aventure était détecté des “faux positifs” notamment en cas d’homonymes mal intentionnés sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les données qui seront examinées si vous partagez vos identifiants de réseaux sociaux?

Bien que le terme “identifiants de réseaux sociaux” peut prêter à confusion, ce qui a été notamment et à juste titre pointé du doigt notamment par l’EFF qui souligne que, “étant donné le langage imprécis (“Informations associées à votre présence en ligne – Fournisseur / Plateformer / Identifiant Réseaux Sociaux), les voyageurs sont susceptibles de partager plus que ce qui leur est demandé, et de divulguer non seulement leur nom de compte, mais aussi leurs mots de passe”.

Comme nous l’avions indiqué dans notre précédent billet Nouveau Formulaire ESTA 2018: tout savoir sur la question des identifiants de réseaux sociaux, il faut bien entendre par “identifiant” un synonyme de “profil” ou “compte” sur le réseau social, et non informations de connexion.

Par ailleurs, ce sont bien uniquement les informations publiques, c’est-à-dire disponibles sans se connecter sur lesdits comptes sociaux, qui seront examinés par le CBP et le DHS si le besoin s’en fait sentir.

Qu’advient-il des données récoltées sur les réseaux sociaux et comment seront-elles utilisées?

Selon le DHS “les identifiants de réseaux sociaux” seront traités comme les autres informations du formulaire ESTA. En d’autres termes, elles sont susceptibles d’être partagées avec d’autres agences gouvernementales à des fins de recoupements en cas de soupçon d’activité illégale ou représentant potentiellement une menace pour la sécurité du pays.

Ainsi que l’indique le CBP,

“les informations de l’ESTA peuvent être partagées avec les autres agences qui ont besoin de ces informations pour poursuivre leur mission de sécurité nationale, d’application des lois, d’immigration, ou toute autre fonction liée à la sûreté du territoire ».

Cependant le partage d’informations de l’ESTA se fera bien entendu dans le cadre strict des lois en vigueur aux États-Unis.

“Tout partage avec d’autres agences en dehors du DHS respectera les protocoles d’accord entre les agences et sera conforme aux directives applicables et prescriptions réglementaires”.

Comme les autres données de l’ESTA, les identifiants de réseaux sociaux sont donc conservés plusieurs années dans une base de données inter-agences pour un maximum de 3 ans.

Concrètement, dans la grande majorité des cas, seules les identifiants eux-mêmes seront conservés à titre informatif, et les investigations poussées sur chaque compte de réseau social ne pourront être motivées que par des soupçons soulevés par ailleurs, notamment parce qu’un individu fait déjà l’objet d’un signalement, par exemple un individu “fiché S” en France.

Quelles précautions prendre avant de partager ses identifiants de réseaux sociaux?

Si vous n’avez rien à vous reprocher, a priori vous n’avez pas de précaution particulière à prendre avant de partager vos identifiants de réseaux sociaux pour les raisons évoquées ci-dessus.

A contrario, vous n’avez pas non plus de raison de partager plus que ce que vous ne devez, et donc si vous avez par exemple montré quelques hostilité à l’égard des États-Unis en général, du gouvernement ou de ses représentants en particulier, il ne sert non plus à rien d’en faire étalage publiquement avant un voyage aux USA.

Pour rappel, il y a plusieurs raisons possible de refus d’un ESTA, notamment celles listées dans les questions appelant une réponse “Oui” ou “Non” en fin de questionnaire. Cependant ce refus peut aussi être motivé par exemple par le fait “d’admettre avoir commis… une violation de toute loi ou régulation d’un État, des États-unis, ou d’un pays étranger, lié à l’usage d’une substance contrôlée”.

Une autre raison courante de refus d’ESTA est le fait de rechercher du travail aux USA. On s’abstiendra donc de poster tout commentaire dans ce sens sur les réseaux sociaux avant de divulguer ses identifiants.
On ne peut donc que vous conseiller, en cas de doute, de limiter vos posts potentiellement problématiques à une audience restreinte comme vos “amis” sur Facebook.

Partager vos identifiants est un signe évident de bonne foi, mais ne le faites s’il y a le moindre risque que cela puisse vous causer du tort.

Peut-on vous poser d’autres questions sur mes réseaux sociaux à mon arrivée aux États-Unis?

La réponse courte est “Oui”. Le CBP et le DHS sont tout à fait habilités à investiguer votre dossier d’ESTA durant toute la période qui précède votre arrivée sur le territoire, y compris pendant votre vol.

Par exemple, si vous êtes impliqué dans un incident sérieux durant le vol, quelque soit sa nature, il est probable que vous serez signalés aux autorités de l’aéroport et devrez en répondre avant de mettre officiellement le pied sur le territoire américain.

En cas de doute sur la nature de vos activités, les autorités sont tout à fait à même de vous questionner sur divers aspects de votre vie, ne serait-ce que pour “marquer le coup” et vous signifier que le pays qui vous accueille entend bien que vous ayez un minimum de respect et un comportement honorable à l’intérieur de ses frontières.

Peut-on fouiller mon téléphone ou mon ordinateur à mon arrivée aux États-Unis?

Là encore, la réponse est oui. L’administration américaine a désormais autorisé les autorités compétentes à procéder, en cas de besoin, à des “recherches intensives” (“extreme vetting”) en cas de nécessité ou de doute sur la qualité ou les intentions des visiteurs étrangers.

Bien que ces directives soient appliquées à des fins de sécurité, notamment pour protéger le pays d’incursions d’individus potentiellement dangereux, comme ce par exemple fut le cas avant les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait aucun doute que si le besoin s’en fait sentir ces autorités n’hésiteront pas à demander l’accès à vos appareils électroniques pour des vérifications plus poussées.

Bien que cela pose des problèmes évidents de protection de la vie privée notamment, vous n’avez que très peu de recours contre ce type de requête de la part d’un agent du CBP ou du DHS. En cas de refus, vous vous exposerez sans nul doute à de fortes suspicions et pourrait être retenus plus que de raison pour procéder aux vérifications par d’autres moyens.

En cas de doute et pour parer à toute éventualité sans tomber dans la paranoïa, vous pouvez simplement vous assurer de déconnecter vos réseaux sociaux de votre smartphone et/ou ordinateur, en particulier si vous avez décidé de ne pas partager vos identifiants lors de votre demande d’ESTA.

Y-a-t-il eu des cas de refus d’ESTA sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux?

Ainsi que l’a déclaré Louis Rodi, directeur d’un programme d’investigation sur la sécurité nationale de l’ICE, “aucun visa n’a à ce jour été refusé, ni aucune menace identifiée suite à des recherches spécifiques sur la seule base d’activité sur les réseaux sociaux”. A notre connaissance, il en va de même pour les demandes d’ESTA.

Pour l’anecdote, on peut toutefois noter que les réseaux sociaux ont parfois joué un rôle négatif dans l’admission de citoyens étrangers sur le sol américain, dont notamment les exemples suivants:

  • En 2012, deux touristes Britanniques ont passé 12 heures en détention à l’aéroport de Los Angeles après avoir twitté pour blaguer qu’ils prévoyaient de “détruire l’Amérique”, les autorités locales n’étant pas particulièrement au fait qu’en jargon anglais “détruire” signifie en fait faire de grosses fêtes.
  • L’écrivain allemand Ilija Trojanow s’est vu pour sa part refuser l’embarquement sur un vol vers Denver sans raison apparente, mais ce dernier a témoigné que selon lui ce refus était lié à ses critiques publiques, et notamment sur les réseaux sociaux, de la politique étrangère des USA.

Que réserve l’avenir sur cette question de l’ESTA et des réseaux sociaux?

Etant donné que les USA semblent opter pour une attitude protectionniste, notamment portée par le slogan “America First” du président actuel, et particulièrement motivée par les récents événements de nature terroriste survenus ces dernières années sur le territoire américain, on peut imaginer que la tendance sera plus au durcissement des contrôles que l’inverse ces prochaines années.

En ce qui concerne l’ajout des réseaux sociaux au périmètre d’investigation des autorités américaines compétentes, il est possible que ces dernières se passent dans un avenir proche des indications des identifiants pour mener leurs recherches.

En novembre 2017 par exemple, le département d’immigration et des douanes (Department of Immigration & Customs Enforcement – ICE) a ainsi invité diverses grandes sociétés des nouvelles technologies telles que Microsoft ou Motorola, à participer à une conférence sur la possibilité d’envisager le développement d’algorithmes pour suivre automatiquement les activités des détenteurs de visa sur les réseaux sociaux.

Bien que cette éventualité reste encore loin, très loin de devenir une réalité, elle souligne l’engagement des autorités à s’affranchir de la nature déclarative des informations recueillies lors des autorisations de visa.
Cela ne concerne toutefois pas l’ESTA, et on peut envisager que la situation n’évoluera pas avant plusieurs années, si jamais elle doit évoluer.

La TSA a établi un record de passagers contrôlés durant cette période des Fêtes

 

TSA (Transportation Security Administration) est un acronyme qui fait souvent grimacer instinctivement. Ce n’est pas parce que les agents de la TSA sont grossiers ou difficiles à gérer. En fait, la majorité des agents TSA font tout simplement de leur mieux pour rendre votre expérience de sécurité aussi sûre et insouciante que possible. Bien sûr, de temps en temps vous tombez sur un agent qui se pense chargé de garder Fort Knox, exigeant que les enfants retirent leurs chaussures. Mais cela reste exceptionnel. Partir en voyage est une expérience qui peut être stressante, surtout pendant les vacances et qui peut l’être doublement si vous voyagez avec des enfants. Si vous avez voyagé pour rendre visite à votre famille durant cette période des fêtes (du 15 décembre au 2 janvier), félicitations! Vous avez fait partie d’un nombre record de voyageurs de vacances contrôlés par des agents de la TSA. Au cours de la période d’environ deux semaines, les agents de la TSA ont contrôlé presque 42 millions de passagers et plus de 30 millions de bagages enregistrés. Le vendredi précédant Noël seulement, plus de 2,5 millions de personnes ont passé les mesures de contrôle améliorées et relativement nouvelles, que la TSA avait commencé à mettre en œuvre l’été dernier. Ces nouvelles mesures ont été annoncées par le secrétaire du DHS John Kelly pour près de 280 aéroports dans 100 pays différents. Les mesures étaient en réponse à l’augmentation des menaces mondiales. 2017 a été une année folle pour les États-Unis d’Amérique. Les nouveaux protocoles sont principalement destinés aux appareils électronique. Les voyageurs sont maintenant invités à retirer de leurs sacs les appareils électroniques plus gros que leurs téléphones portables. C’était déja le cas pour les ordinateurs portables depuis des années. L’objectif de ces procédures est d’aider les agents de la TSA à identifier les équipements plus facilement, à assurer la sécurité des voyageurs et, espérons-le, à réduire le nombre de contrôles inutiles des bagages. Le monde évolue rapidement et la sécurité de tous doit évoluer avec le temps. Ces changements de protocole visent à rendre les voyages aériens plus sûrs et plus pratiques pour les passagers et les équipages.

 

Sécurité pour les voyages aux Etats-Unis

 

Bien que les nouvelles procédures n’existent que depuis moins de 6 mois et que les agents de la TSA aient du faire face à l’une des plus fortes affluences enregistrées récemment, la plupart des voyageurs n’ont connu que de courtes attentes. L’administrateur de la TSA, David Pekoske, a qualifié le travail de la TSA pendant cette période comme suit: «Grâce à des mesures de sécurité renforcées et à l’effervescence des vacanciers, nos agents de la TSA ont excellé. Ils ont fonctionné de manière efficace tout en restant très attentifs à l’efficacité de la sécurité, ce qui était une tâche énorme, et je suis très fier d’eux.  » Selon les chiffres, 97% des passagers ont attendu moins de 20 minutes au contrôle de sécurité et 95,6% des passagers de TSA Precheck ont attendu moins de 5mn! TSA Precheck est une alternative intéressante pour ceux qui s’opposent viscéralement aux nouvelles exigences de sécurité. Pour 100 $ ou moins, et grâce à un processus de demande fluide, les voyageurs peuvent s’affranchir des nouvelles mesures de sécurité, garder leurs chaussures, leurs ordinateurs portables dans leurs sacs et profiter de files d’attente plus courtes! Les agents de la TSA ont été chargés du travail peu enviable de garder des millions de personnes en sécurité, tout en fournissant un service rapide et complet aux voyageurs parfois indisciplinés et frustrés. Chaque jour, TSA scanne environ 2,1 millions de personnes, dont au moins 15% sont de mauvaise humeur. La limite entre la commodité et la sécurité est bien fine, et nous devrions tous être du côté de la sécurité. Chaque année, de plus en plus de gens choisissent le transport aérien comme moyen de transport préféré, ce qui, combiné aux risques croissants de la sécurité mondiale, pose des défis difficiles aux agents de la TSA dans le monde entier. Grâce au progrès de la technologie et de la méthodologie, TSA cherche à relever ces défis.

 

Si vous voyagez aux États-Unis, n’oubliez pas que vous devez obtenir votre autorisation de voyage ESTA au moins 3 jours avant votre vol. Vous pouvez visiter le site https://www.esta-formulaire.us/ pour les demandes d’Esta et pour obtenir toutes les informations nécessaires concernant les voyages  aux U.S. Pour ceux qui cherchent à éviter les longues files d’attente, nous recommandons d’éviter de voyager pendant les périodes de pointe, lorsque cela est possible. Pour votre convenance, voici les 15 jours à plus forte affluence de l’histoire de TSA. Notez que la plupart se produisent autour des vacances ou pendant l’été.

 

ClassementDatePassagers+EquipagesCirconstances
128 novembre 20042 713 864Dimanche après Thanksgiving
219 novembre 20042 652 347Vendredi de la semaine avant Thanksgiving
330 juin 20172 647 852Vendredi du week-end du 4 juillet
429 novembre  20042 642 566Lundi après Thanksgiving
526 novembre 20172 609 372Dimanche après Thanksgiving
65 novembre 20042 569 252C’était un jour à grand volume
729 juin 20172 540 110Jeudi avant le week-end du 4 juillet
81er juillet 20052 534 052Vendredi du week- end du 4 juillet
926 mai 20172 530310Vendredi du week-end du Memorial Day
1021 juillet 20172 527 816C’était un jour à haut volume
1122 décembre 20172 516 531Vendredi avant Noël
1230 juin 20052 510 037C’était un jour à grand volume
134 août 20172 507 717C’était un jour à haut volume
1427 juillet 20172 506 393C’était un jour à haut volume
1515 23 juin 20172 505 682C’était un jour à haut volume

Source: TSA

Découvrez les États-Unis à travers la musique!

Si vous êtes amateur de musique, si vous vous aimez voyager et vivre dans un pays comme la France, restez avec nous, car dans cet article, vous allez découvrir  le Тop 3 des villes américaines, qui selon nous ont une étonnante tradition musicale. Si vous venez de France, n’oubliez pas que, en raison de la réglementation du gouvernement américain, vous devez demander une autorisation de voyage électronique appelée ESTA, qui peut être demandée en ligne.

Dans cet article, nous parlerons de l’importance des genres musicaux américains originaires d’Afrique, qui ont une influence anglo-saxonne significative et qui se sont adaptés aux tendances de la musique afro-américaine. Des rythmes comme le blues, la soul, le jazz, la musique gospel et le ‘rhythm and blues’ rendent compte du rôle important historique, ethnique, culturel et géographique que les États-Unis ont joué dans la scène musicale internationale depuis le XVIIIe siècle.

Notre Top 3 comprend trois des villes ou destinations liées à la musique que vous pouvez visiter si vous avez déjà votre Visa ESTA, et vous allez voyager aux États-Unis.

Memphis City

La ville de Memphis est située dans le sud-est de l’État du Tennessee, où convergent les rivières Mississippi et Wolf. Tennessee a un renommé international pour sa musique Blues qui transmet un sentiment triste et lyrique à travers les mots de chaque chanson. Cette ville est la maison de certains des grands chanteurs de Blues, y compris B.B. King, Anita Ward, Aretha Franklin et le roi des rois Elvis Presley, jamais oublié. Le blues est né des rythmes folkloriques africains et des chansons chrétiennes, et a été la base, avec la musique gospel et le jazz trouvée dans les rythmes typiques du genre, de ce qu’on appelle R & B ou ‘rhythm and blues’, qui est une fusion musicale créée par des Afro-Américains autochtones.

La Nouvelle-Orléans

La ville de La Nouvelle-Orléans est située sur le delta du Mississippi au sud-est de la Louisiane. La Nouvelle-Orléans est considérée comme le plus grand port du Mississippi et le septième plus grand des États-Unis. Son caractère multiculturel est présenté sous de nombreuses formes, car il a été fortement  influencé par les cultures africaines, espagnoles, françaises et latino-américaines. La ville est la maison du célèbre Louis Armstrong, qui a excellé sur la scène jazz, ainsi que d’autres musiciens exceptionnels comme Wynton Marsalis et Harry Connick. Elle est également de grande renommée internationale pour sa cuisine de festivals, plus précisément, pour des événements comme Mardi Gras, le Jazz Fest et le Sugar Bowl, qui aident à conserver le tourisme de cette belle ville.

Chicago

Connue également sous le nom de «Windy City – La ville des vents», Chicago est située dans le comté de Cook, dans l’État de l’Illinois et au sud-ouest du lac Michigan. C’est la troisième plus grande ville des États-Unis. La ville de Chicago a fait de grandes contributions en termes musicaux et culturels, puisqu’elle est connue musicalement et mondialement pour promouvoir, produire et sponsoriser des genres musicaux, y compris certains de ceux déjà mentionnés, tels que Blues, Soul, Jazz et Gospel. En 1967, le groupe The Big Thing a été fondé dans la ville et a été le premier à incorporer des instruments de musique comme le saxophone, la trompette et le trombone dans des genres comme le rock, tout en conservant l’influence des rythmes qui ont rendu célèbre Chicago. Minnie Riperton était l’une des représentantes les plus emblématiques de la soul. Elle est née dans la ville et est très connue parmi les fans de la musique Soul. Chicago compte plusieurs compagnies de danse, d’opéra et de ballet bien connues, ainsi que des écoles de théâtre, devenant la maison des grandes stars, qui évoque sans aucun doute le caractère multiculturel de cette ville importante du pays de l’Oncle Sam. Trouver des choses à faire la nuit n’est pas un problème — les visiteurs peuvent visiter des clubs comme Hard Rock Café et Planet Hollywood Chicago.

Les 5 meilleurs sites du patrimoine mondial aux Etats-Unis

Le titre de Site du patrimoine mondial est attribué à tous les endroits spécifiques dans le monde qui ont été choisis en raison de leur valeur universelle pour le patrimoine humain. Les sites peuvent être des bâtiments, des villes, des complexes architecturaux, des forêts, des lacs ou des paysages. Parmi les sites les plus connus au monde figurent les Pyramides d’Égypte, la Grande Barrière de Corail en Australie et le Serengeti.

Les titres sont décernés par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), un organisme affilié à l’Organisation des Nations Unies pour la contribution à la paix et à l’ordre par l’éducation, la science et la culture. Afin d’évaluer et de choisir les sites, l’UNESCO dispose d’une commission composée d’un représentant de chacun des États membres de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Reconnaître l’importance naturelle et culturelle du patrimoine humain est un moyen de comprendre et de conserver l’histoire de la planète et la diversité de ses habitants. Bien que tous les sites du patrimoine mondial appartiennent au pays dans lequel ils sont situés, ils sont considérés comme présentant un intérêt pour la communauté internationale à être conservés pour les générations futures.

Avec son territoire aussi vaste et diversifié, les États-Unis conforment souvent à ces conditions préalables. Par 2016, 23 sites du patrimoine mondial ont été déclarés aux États-Unis, avec l’inclusion récente de San Antonio Missions dans l’État du Texas.

Si vous êtes un amoureux de la nature, essayez cette visite originale. Avec le visa touristique ESTA, vous pouvez voyager partout aux États-Unis.

1. Parc national du Grand Canyon, Arizona

Proclamé en tant que site du patrimoine mondial en 1979, le Grand Canyon est considéré comme l’une des sept merveilles du monde. Les combinaisons uniques de couleurs, de roches et d’érosion ne montrent pas seulement l’évolution géologique de la nature dans cette région, mais ornent également la vue du fleuve Colorado qui traverse le milieu de ce canyon qui est un mile de profondeur.

2. Parc national de Yosemite, Californie

Proclamé site du patrimoine mondial en 1984, le parc national de Yosemite possède une collection de roches ou de monolithes de granit qui sont le résultat de 10 millions d’années d’érosion glaciaire. Il n’y a rien de tel ailleurs dans le monde. En outre, ce paysage est complété par des animaux, des cascades, des ruisseaux clairs, des falaises et les énormes séquoias qui sont originaires du parc.

3. Parc national des Everglades, Floride

Proclamé comme un site du patrimoine mondial en 1979, ce site est un habitat important pour les espèces rares et en voie de disparition comme le lamantin, le crocodile américain et la panthère de la Floride. En même temps, ce désert subtropical est très important comme attraction touristique avec des programmes de camping, des excursions en bateau, la pêche, la marche, l’observation des oiseaux, etc. Le Parc a également été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril au fait que la dégradation de ce site naturel a entraîné la perte de l’habitat marin de nombreuses espèces sauvages.

4. Parc national de Mammoth Cave, Kentucky

Le parc national de Mammoth Cave est essentiellement un réseau de grottes et de longs passages souterrains — en fait le plus long du monde ! Ses grottes abritent plus de 130 espèces d’animaux et d’animaux sauvages. En 1981, ce parc a été inclus en tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO aux États-Unis afin de conserver cet habitat naturel pour ces espèces.

5. Parc national des Great Smoky Mountains, Tennessee et Caroline du Nord

Proclamé en tant que site du patrimoine mondial en 1983 et non seulement parce que c’est le parc national le plus visité aux États-Unis. Le parc national des Great Smoky Mountains possède une beauté naturelle exceptionnelle. Il abrite plus de 3 500 espèces de plantes et, contrairement à d’autres endroits de la liste, est relativement épargnée par l’influence humaine, à part les excursions touristiques, les camps, la pêche et les sentiers dans la région.

Les richesses de Pittsburg

Pittsburgh une ville de l’état de Pennsylvanie, située sur la côte Est des Etats-Unis. La ville est à l’intérieur des terres sur les bords de fleuve Ohio. Ses richesses naturelles exceptionnelles ont permis, dès sa fondation, l’essor de ses industries métallurgiques. Fait marquant de la région : c’est dans cette même ville qu’on a construit en 1957, la toute première centrale nucléaire de la planète.

De nos jours, les industries de métaux lourds ont laissé la place à l’industrie informatique, aux grands groupes médicaux et scientifiques. L’adaptabilité américaine à l’opposé de  la française laisse songeur : en effet, plutôt de se reposer sur une crise, de pleurer sur les temps anciens comme en France quelquefois, les américains n’hésitent pas à reconnaître la vétusté des choses avant de prendre leurs responsabilités et repartir de l’avant, quitte à changer, pour un secteur d’activité plus prometteur.

Vous  appréciez le dynamisme américain, c’est vrai mais, très honnêtement, vous n’êtes pas venu jusqu’ici pour visiter les entreprises, aussi innovantes soient-elles. Non, vous seriez plutôt tenter par le Point Park (dont on vous a dit tant de bien), histoire de vous  dégourdir un peu les  jambes après vos heures de vol.

The Point, comme on l’appelle communément, est un parc d’une surface de  15000m2, en plein centre ville de Pittsburgh où les fleuves Allegheny et Monogahela se rejoignent pour donner naissance au fleuve Ohio.

Le parc a été dessiné et aménagé sur un ancien territoire industriel des années 50. Il a ouvert ses portes au public en 1974. Au sein même de ce grand parc, vous pourrez visiter le Fort Pitt Museum, un hommage à la guerre franco-indienne de 1754.

La fontaine de The Point est très célèbre. Beaucoup de touristes viennent pour elle seulement. Ses jets, lorsqu’ils sont en action, atteignent tout de même 46 mètres de haut. La ville de Pittsburh en prend grand soin. Elle a d ‘ailleurs été renovée en 2009. Le festival des arts visuels Three Rivers se déroule précisément dans ce parc au mois de juin et ce, tous les ans.

Rendez vous ensuite au centre historique du sénateur John Heinz. Vous y découvrirez un ancien tramway du milieu du XXeme siècle et des véhicules de l’entre-deux guerres. Tout ce qui a été construit, découvert, élaboré au fil des siècles par les colons qui s’y sont installés est exposé ici.

Le lieu est immense, il couvre six étages ! Et comme dans tout grand musée, vous y trouverez des expositions autant permanentes que temporaires. Vous allez constater que la ville a abrité d’illustres inventeurs et scientifiques ( vaccin anti- antipoliomyélitique) mais également, dans un tout autre registre, la création du Big Mac.

Comme un système de poupées matriochkas, le musée abrite un autre musée en ses murs. C’est le musée Western Pennsylvania Sports.  Pour les férus de sport en tout genre, le lieu est un petit paradis, avec des objets et des accessoires ayant appartenu aux plus grands sportifs, et tout cela, sur deux étages!

Si vous êtes en train de déambuler dans Pittsburgh, c’est que vous avez fait votre demande de visa avec un peu d’avance. N’oubliez pas de remplir votre formulaire ESTA sur internet quelques jours avant le départ. Mais noter tout de même que vous passerez, à votre arrivée à l’aéroport américain, les contrôles d’usage du service des douanes. Si vous ne cachez pas un camembert bien affiné sous votre manteau, les portes de Pittsburgh vous seront ouvertes ! Enjoy !

Cuisine américaine

C’est une cuisine aux origines multiples. En effet, les origines culinaires des Etats-Unis proviennent à la fois de la culture amérindienne que de l’européenne, apportée par les premiers colons. Il est donc assez compliqué d’identifier une véritable cuisine américaine à proprement parler. Cependant, si l’on devait rassembler les principaux piliers de la cuisine made in USA, on listerait certainement les plats suivants : le poulet frit, l’épi de maïs, l’apple pie, la dinde, les pommes de terre, les steaks au barbecue ou le pain de viande.

Pourtant, en fonction des régions, la cuisine américaine se diversifie un peu. Par exemple, si vous vous rendez dans le Nord-Est des Etats-Unis, d’une part vous profiterez de spécialités qui ressemblent fort aux spécialités britanniques : des rôtis, des plats en sauce, des haricots lingots et d’autre part, de beaucoup d’autres poissons, crustacés ainsi que l’indétrônable homard qui se plaît tant dans ces eaux froides….

La cuisine du Sud des Etats-Unis, quant à elle, se résumerait par plus de fritures, des sauces riches et des tartes aux noix de pécan. Tout du moins sur la côte Est. Se rajoutent les inévitables ribs au barbecue qui ont au préalable longuement baigné dans un mélange d’épices et d’aromates de toute sorte. Le cornbread est également un met emblématique du Sud des Etats-Unis.

A l’intérieur des terres, toujours au Sud, en Louisiane, la cuisine cajun est aussi très spécifique. C’est un joyeux mix de cuisine aux influences françaises, antillaises, africaines et espagnoles. Tout est passé au barbecue, « boucané » et épicé. Si vous aimez la paella, vous aimerez le jambalaya, le plat typique de la cuisine cajun.

Si l’on se rend un peu plus à l’Ouest, encore dans la partie Sud, on se retrouvera face à la fameuse cuisine « tex-mex ». Des influences forcément mexicaines mais également amérindiennes et espagnoles s’y côtoient. Les plats sont généralement à base de viande et bien relevés. S’ajoutent aussi les désormais connus mondialement : burritos et autres tacos.

Sur la côte Pacifique enfin, on profite à profusion de la culture fruitière des régions du sud… au niveau de la production maraîchère et fruitière, la Californie s’apparente à la Floride, du côté Est du pays.

Il est vrai que la Californie bénéficie de nombreux atouts car son climat est très doux. De plus, sa population est parmi les plus cosmopolites du territoire américain : on peut donc aisément y manger épicé autant qu’asiatique ou amérindien. L’état est également réputé pour son côté « healthy food »,c’est à dire le plus bio possible avec le moins de mauvais gras possible.

On peut dénicher au restaurant et partout dans les supermarchés locaux, une variété incroyable de salades composées de toute sorte. On y teste également beaucoup de nouvelles recettes. C’est donc moins traditionnel qu’en Nouvelle-Angleterre par exemple, car la région a plutôt la réputation de lancer les nouvelles tendances culinaires du pays et également de s’exporter hors des frontières.

Terminons par New York. Là également, ses habitants sont assez soucieux de leur santé et préfère manger une nourriture saine et bio. Pour le reste, par son côté cosmopolite, la plus grande ville des Etats-Unis représente culinairement le monde dans son entier.

Le pourboire aux USA

Aux Etats-Unis, à l’inverse de l’Europe, le pourboire revêt une importance particulière. En effet, autant dans d’autres pays, les employés ont un salaire fixe, les pourboires étant un bonus, aux USA, le « tip » constitue une très grosse partie du salaire de base. D’où son côté quasi-obligatoire. Jadis, les employés des services de bouche étaient exclusivement payés de cette façon : si aucun client ne passait la porte, personne n’était payé !

Heureusement, depuis maintenant presque 80 ans et les crises financières qui ont secoué le pays, le gouvernement américain a peu à peu instauré une base fixe de revenu, permettant à tous de vivre décemment malgré les aléas économiques.

Cependant, malgré ces mesures, les patrons ne sont pas obligés de donner tout le smic mais simplement une petite base. Donc, encore aujourd’hui, si les pourboires ne sont pas donnés par les clients, les employés du secteur des services ne toucheraient qu’un micro-salaire. Même si, au départ, cette pratique peut perturber les visiteurs de passage, il faut simplement se rendre compte qu’elle favorise une meilleure relation entre clients et employés. Le serveur, au final rendra plus de comptes à son client qu’à son patron.

Il en découle une attention, une écoute, un soin apporté au client qui dépasse de loin de nombreux pays européens. Il n’est pas rare que vous puissiez rentrer chez vous avec un doggy bag. De plus, si les plats ne sont pas corrects au niveau des cuissons par exemple, le serveur donnera presque systématiquement raison au client puisque sa rémunération et sa satisfaction en dépendent. Passée l’idée que tout est fait « par intérêt », on apprécie l’échange qu’il se crée.

Si vous vous rendez aux Etats-Unis, vous devrez donc systématiquement laisser un pourboire équivalant à 15% en moyenne de la note globale de votre addition. Faites simplement attention aux taxes qui s’ajoutent. Quelquefois, dans les lieux où l’on voit régulièrement beaucoup de touristes, en cas d’oubli de ces derniers, les restaurateurs incluent des « taxes de pourboires ». Par conséquent, lisez attentivement votre note pour ne pas verser à deux reprises le « tip ».

Si vous réglez par carte bancaire, vous préciserez avant la transaction, combien vous souhaitez ajouter au niveau du pourboire.

Pour terminer, il est pratiquement inconcevable pour les Américains de ne pas laisser de pourboire. Même si le service a été particulièrement lent et peu affable, vous vous devez de laisser ne serait-ce qu’un dollar (pour montrer que vous n’avez pas oublié la pratique).

Il est cependant vrai que, venant d’Europe, la pratique peut sembler très exagérée et peu claire : pourquoi payer encore au dessus de la note finale ? Lorsque l’on part aux Etats-Unis, on doit également prévoir un budget « pourboires ». Pour de nombreux européens, les USA peuvent s’avérer une destination bien trop couteuse si l’on considère cette pratique. Pourtant, si vous dépassez votre façon de fonctionner dans votre pays d’origine, qui n’est ni meilleure no plus mauvaise qu’ailleurs, si vous vous fondez dans l’ « american way of living », vous devriez passer un agréable séjour et rentrer ensuite chez vous l’esprit plus large.

Le meilleur de Denver

Vous plannifez vous rendre à Denver ? Voici un super guide écrit par Lonely Planet, les incontournables de Denver. Source : Lonely Planet

Muséum d’histoire naturelle

L’un des premiers muséums d’histoire naturelle du pays, cette institution fondée au tournant du siècle abrite la collection du naturaliste Edwin Carter, originaire du Colorado. Les scientifiques du Museum se sont fait mondialement connaître en 1926, lorsque l’une de leurs découvertes permit de démontrer la présence d’êtres humains sur le Nouveau Monde 8 000 ans avant les estimations précédentes. Outre le gigantesque mammouth du Nebraska, le musée renferme un fossile de Stegosaurus stenops, dinosaure végétarien à petite tête dont le cri pouvait se faire entendre au Colorado il y a 150 millions d’années.

Situé dans le City Park, le Museum abrite également un dôme Imax et un planétarium. Il est situé non loin du zoo de Denver, qui peut se visiter dans la même journée.

Larimer square

Cette enclave de boutiques de caractère, de restaurants et de brasseries est le point de rencontre des habitants « branchés », qu’ils soient punks ou yuppies, et les clubs des abords de Larimer square sont aussi fréquentés la nuit que ses cafés le jour. Au sud-ouest du centre-ville, Larimer square abrite également quelques exemples du renouveau architectural de la ville, même si ses bâtiments du début du siècle remis au goût du jour avec force éclairages « décoratifs » n’est pas du goût de tous.

Denver Art Museum

Certes un peu carcéral par son architecture, le musée d’Art de Denver compte l’une des plus importantes collections d’art amérindien au monde, en provenance des quatre coins du pays. Les pièces, qui couvrent une centaine d’années d’art des Indiens d’Amérique, sont présentées selon leur appartenance géographique, en mettant l’accent sur les influences entre les différentes cultures. Le Musée, au sud du centre-ville, juste après le Civic Center, propose également des ouvres en provenance d’autres continents.

Black American Western Museum and Heritage Center

Présenter les choses telles qu’elles se sont passées est le credo de ce musée entièrement dédié aux Noirs de l’Ouest américain. Bien que quelques précurseurs noirs-américains aient gagné le Colorado lors de l’essor minier de la seconde moitié du XIXe siècle, c’est après la guerre civile que la majorité des Noirs américains du Colorado ont gagné l’État. Le musée retrace leur histoire, qu’ils aient été cow-boys, mineurs, soldats, politiciens ou hommes de loi. Soucieux de vérité historique, le musée a pignon sur rue dans l’ancienne demeure du docteur Justina Ford, premier physicien noir de la ville.

Parc et amphithéâtre de Red Rock

Ce parc de 240 hectares est l’un des sites les plus agréables du Denver Mountain Parks, un ensemble de 27 parcs qui s’étend sur 70 km à l’ouest de la ville. Lieu de détente, c’est également un lieu culturel : doté d’une acoustique exceptionnelle, l’amphithéâtre de grès rouge extérieur, d’une hauteur de 120 mètres, accueille de nombreux concerts. Vous découvrirez un large point de vue sur le parc et la ville de Denver en gravissant les 250 marches qui mènent au sommet de l’amphithéâtre.

Boulder (environs de Denver)

A une quarantaine de km au nord-ouest de Denver, la belle Boulder, bastion des libéraux, des partisans de modes de vie alternatifs et d’une nouvelle attitude sociale, est une ville à part. Vivante, elle brille également par son caractère intellectuel et culturel. L’attraction principale du centre-ville, Pearl Street Mall, est une zone piétonne animée, voire excentrique, regorgeant de boutiques, de bars, de galeries et de restaurants.

Préparez bien votre séjour aux USA avec un visa en règle.

Guide de voyage USA

Nous avons trouvé un excellent guide sur les Etats-Unis rédigé par GEO Magazine. Source : GEO.fr. Bonne lecture !

« Pays de la démesure et du métissage, les Etats-Unis ne méritent pas un voyage mais des centaines. Chaque grande ville des Etats-Unis a son propre visage : New York et son incroyable agitation, San Francisco et ses cable-cars, Las Vegas et ses miliers de casinos, ou encore Los Angeles et son célébrissime Hollywood. Mais le plus spectaculaire aux Etas-Unis n’est pas à chercher dans la façade des villes gigantesques, plutôt dans l’arrière-cour des paysages naturels, préservés par l’existence d’au moins quarante parcs nationaux aux Etats-Unis. Des majestueux canyons de l’ouest américain à la région des Grands Lacs au Nord des Etats-Unis, en passant par les montagnes d’Alaska ou les volcans d’Hawai… les Etats-Unis offre une multitude de paysages et d’attraits touristiques.

Carte d’identité

  • Capitale : Washington
  • Monnaie : le dollar (USD)
  • Fête : Jour de l’Indépendance, le 4 Juillet (1776)
  • Décalage horaire : lorsqu’il est midi en France, il est minuit à Hawaii, 3 h à Los Angeles (côte ouest des Etats-Unis) et 6 h à New-York (côte est des Etats-Unis).
  • Langue officielle : l’anglais s’est progressivement mué en « anglo-américain. » aux Etats-Unis
  • Villes principales : New York, Los Angeles, Chicago, Houston, Philadelphie, San Diego, Dallas, Phoenix, Detroit, San Antonio, Boston, San Francisco, Seattle, Denver, Atlanta, Miami, Anchorage
  • Religion : un Américain sur deux aux Etats-Unis est protestant, un sur trois est catholique. Les autres grandes religions du monde sont représentées aux Etas-Unis dans des proportions allant, pour chacune d’entre elles, de 1 à 4 % de la population des Etats-Unis.

Population

  • Nombre d’habitants : 293 028 000 habitants

Climat

On trouve six grandes régions climatiques aux Etats-Unis :

  • Le sud des Etats-Unis, de la frontière mexicaine et de la Floride, jusqu’en Virginie : l’hiver est assez doux (environ 13 degrés) et les étés franchement chauds (28 degrés en moyenne) et humides. Les cyclones sont fréquents sur les côtes de la Floride.
  • Le nord-est atlantique des Etats-Unis : le climat est continental. Les hivers sont froids (les lacs sont gelés pendants trois mois en hiver à New York) et les étés assez chauds. Cette région est assez humide, il y tombe plus d’un mètre d’eau par an.
  • Le centre des Etats-Unis, de Chicago aux Montagnes Rocheuses : le climat est rude en hiver et chaud et humide en été.
  • Le nord-ouest des Etats-Unis : les étés sont courts et chauds (en moyenne 25 degrés) et les hivers longs et froids.
  • Dans les plateaux de l’Utah, du Nevada et dans le Nouveau-Mexique, dans le sud-ouest des Etats-Unis, le climat est aride, quasi désertique. Des records de températures s’affichent dans cette zone des Etats-Unis : la célèbre Vallée de la Mort affiche le record de 54 degrés.
  • La côte pacifique des Etats-Unis : on trouve deux secteurs différents. En Californie, le climat est plutôt de type méditerranéen, les étés sont chauds et secs, (21 degrés en moyenne en hiver à Los Angeles), et les hivers sont doux (autour de 12 degrés). Dans la partie nord des Etats-Unis (Oregon, Washington), le climat s’apparente à celui de la Bretagne ou de l’Irlande avec d’assez fortes précipitations. A Portland, les températures avoisinent les 5 degrés en hiver, et les 19 degrés en juillet.

Géographie

Immense territoire d’Amérique du Nord découpé en 51 Etats, les Etats-Unis couvrent une superficie 17 fois supérieure à celle de la France. Les Etats-Unis sont bordés au nord par le Canada, au sud par le Mexique. Les côtes des Etats-Unis sont baignées à l’ouest par l’océan Pacifique, à l’est par l’océan Atlantique et au sud par le Golfe du Mexique.

Superficie
9 372 614 km²

Point culminant
Mount McKinley, en Alaska, 6 194 m

Longueur des côtes
19 924 km

Types de paysage
Massifs montagneux (Appalaches, Rocheuses), immenses forêts naturelles, fleuves et sites lacustres, grottes, déserts, canyons, plages… Les Etats-Unis abritent tous les types de paysages.

Pour bien préparer votre voyage, n’oubliez pas de faire votre demande de visa plusieurs semaines avant votre départ.

Selon l’AFP : Les Etats-Unis pourraient remplacer l’ESTA

 

Voici un article publié récemment par l’AFP, qui annonce de possibles évolutions du programme ESTA Visa USA. Voir la source ici.

Voici l’article dans son intégralité :

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Un jihadiste européen qui entre comme un touriste aux Etats-Unis et commet un attentat : c’est la hantise de certains élus américains, qui souhaitent réformer l’exemption de visa accordée à plus d’une trentaine de pays, dont la France.

La possibilité de laisser les ressortissants de 38 pays entrer sans visa aux Etats-Unis est le « talon d’Achille de l’Amérique », a estimé par exemple l’influente sénatrice démocrate Diane Feinstein, quelques jours après l’attaque contre Charlie Hebdo. L’ancienne présidente de la commission du Renseignement du Sénat prépare une proposition de loi pour renforcer les mesures de sécurité liées aux exemptions de visa, qu’elle espère présenter bientôt, selon son entourage.

D’autres parlementaires ont l’exemption de visa dans le collimateur, comme la représentante républicaine Candice Miller, qui propose notamment d’autoriser le Département de la Sécurité intérieure (DHS) à suspendre si nécessaire l’entréesans visa pour un pays donné. Les statistiques sur les jihadistes occidentaux ? 3000 à 5 000 Européens seraient partis combattre en Irak ou en Syrie, selon les estimations ?, tout comme le profil des assaillants de Charlie Hebdo (des extrémistes de nationalité française) réveillent des souvenirs glaçants pour les Américains.

Celui de Zacharias Moussaoui, surnommé parfois le 20e pirate du 11-Septembre: un Français entré aux Etats-Unis en 2001 sur simple présentation de son passeport. Ou de Richard Reid, le Britannique qui en décembre 2001 avait tenté de faire sauter un avion à destination des Etats-Unis avec des chaussures piégées.

Pourtant, les Etats-Unis ont complètement réformé leurs procédures d’entrée sans visa depuis cette époque, introduisant notamment en 2008 l’Esta, autorisation électronique de voyage que chaque candidat souhaitant se rendre aux Etats-Unis doit remplir en ligne avant son départ. Une amélioration considérable, qui donne aux services de sécurité américains la possibilité de voir à l’avance qui veut pénétrer sur le territoire, « et non plus deux heures avant », souligne Christian Beckner, spécialiste des questions de sécurité intérieure à la George Washington University.

Des accords non mis en œuvre

Jeudi, le ministre de la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a souligné que ce serait « une erreur » de remettre en cause l’exemption de visa. Mais il a concédé qu’il y avait des « moyens d’améliorer la sécurité du programme ». « Nous exhortons nos alliés en Europe et ailleurs à maintenir et partager les informations de voyage concernant les individus » suspects, a ajouté le ministre.

Certains responsables américains ne sont en effet pas satisfaits du fonctionnement des accords d’échange de renseignement et d’informations sur les personnes suspectes, qui sont en principe signés avec chaque pays bénéficiaire de l’exemption de visa. Les Etats-Unis « n’obtiennent pas de manière fluide les informations cruciales dont ils ont besoin », dénonçait ainsi Candice Miller en janvier. Il faut arriver à « mettre en oeuvre complètement les accords de partage de renseignement » et « étendre le champ de ces accords », fait valoir de son côté Nathan A. Sales, professeur de droit à l’université de Syracuse.

Selon un rapport officiel du GAO (équivalent américain de la Cour des comptes), en 2012, seule la moitié des pays bénéficiaires de dispenses de visa »respectait complètement » les accords de partage de renseignement. Et « beaucoup des accords signés n’étaient pas mis en place » en réalité, ajoutait le rapport. Pour tenter de renforcer ses capacités de filtrage, le DHS a rallongé la liste des questions posées par l’Esta. Depuis novembre, le formulaire demande par exemple le nom du père et de la mère du demandeur, ses éventuels pseudonymes et ses contacts aux Etats-Unis.

De nombreux experts estiment que l’exemption de visa est de toute façon nécessaire du point de vue financier, du fait du nombre de visiteurs concerné, et du poids économique des pays partenaires. En 2012, 19,1 millions de personnes sont entrées aux Etats-Unis en bénéficiant du régime sans visa, soit à peu près 40% des entrées totales pour séjour temporaire.

Les 38 pays concernés sont la plupart des pays européens dont la France, et des grands alliés des Etats-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou le Chili. Selon les Douanes américaines, 4 300 autorisations de voyage Esta ont été refusées depuis 2008 parce que le candidat figurait sur une liste noire de personnes suspectes. Sur la même période, 22 500 autorisations ont été refusées, parce que le candidat utilisait un passeport déclaré comme volé.

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Pour de plus amples renseignements sur le programme ESTA.